N. spinicaudal (fig
K. Martin, Bull. Muséum hist. nat. France, 1903.
Habitat : Fott-Dauphiu, à Madagascar.
Types cf et 9 coll. Martin et coll. du Muséum. Ne figure pas dans la coll. Selys.
cT face jaune traversée de noir, devant et dessus du front bleu métallique. Thorax vert métallique avec l'arête dorsale largement brune et les côtés avec deux bandes jaunes; le dessous jaune.
Abdomen noir, élargi aux 7-9" segments, tacheté de lignes jaunes comme suit : deux taches et deux points aux côtés du 2' segment, les autres segments avec des traits allongés peu courbés aux côtés, diminuant au 5'^ et surtout au 6"; le -j" avec seulement deux petites taches à la base; le 8' avec deux traits à la base, coupés à l'aréte; 9' et lO'' sans taches; l'éjiine du lo-^^ noire, très aiguë. Les a]>pendices sujiérieurs un peu noirs à la base, ensuite d'un beau jaune, écartés à la base, puis courbés en se rapprochant, ensuite évasés en demicercle ])0ur se rapjirocher au bout. L'inférieur jaune, beaucoup ])lus court. Pieds noirs, sauf les premiers fémurs et la base des seconds jaune clair.
La femelle très semblable au mâle, mais avec l'abdomen cylindrique sans gonflement, les ailes largement tachées de safrané à la base. Les appendices longs, en lame de couteau, jaunes, séparés par une protubérance jaune atteignant leur moitié.
Les trois espèces connues de Nesocordulia forment un groupe très naturel, mais chacune est très différente des deux autres. Sijlavicauda cf et rubricauda cf se ressemblent absolument de faciès, ils sont très dissemblables par la coloration, et les appendices n'ont pas tout à fait la même forme. Les femelles sont aussi très reconnaissables, rubricauda étant plus massive, avec le stigma beaucoup plus petit et les appendices plus gros et un peu moins longs.
FiG. 67. — Appendices de Nesocordulia spinicauda Martin o" (Coll. R. Martin).
Spinicauda est plus petite et plus svelte que les deux autres et a, de plus, le gonflement des 7-9' segments; les appendices du mâle ont une forme très différente, en pinces, et l'inférieur très court; la femelle avec les appendices plus longs que les autres espèces et le stigma noir, notablement plus long que le stigma jaune de rubricauda.
Toutes les espèces ont en commun le système de taches de l'abdomen, et l'épine du lo"^^ segment du mâle.
Gen. XVIII. NEOCORDULIA Selys.
I. N. androgynis (fig. 68, 69). (Planche I, fig. 8.) Selys, loc. cit., 1871.
Habitat : Minas-Geraës (Brésil).
Types cf et Ç coll. Selys.
Espèce remarquable par une protubérance sous le 8' segment du mâle imitant une écaille vulvaire et par les nervules costales jaune pâle, ainsi que par le gris clair de l'abdomen et du front.
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Thorax vert métallique, cette couleur divisée en trois larges plaques de chaque côté par le gris jaunâtre qui forme une raie dorsale, une bande humérale, une raie latérale médiane et une terminale. Abdomen grêle, à peine épaissi à la base aux 7-9" segments, long de 38™". Les
Fig. 68. — Ailes de Neocordulia andro^ynis Selys o" (Coll. Selys).
appendices du mâle sont d'un gris-brun, les supérieurs un peu plus courts que les deux derniers segments, grêles, subcylindriques, courbés légèrement en dehors à partir de leur moitié, munis à la base d'une petite dent aiguë.
Fig. 69. — .\ppendices de Neocordulia androgynis Selys o' (Coll. Selys).
La femelle a l'abdomen cylindrique, avec les appendices courts, appuvés sur une protubérance conique terminant l'abdomen, de chaque côté de laquelle on voit un petit prolongement des valvules anales.
COLLECTIONS SELYS