SCÈNE n
PSALMODI , POLICHINELLA , CACHNÉ.
Au Tolenr ! au voleur !
PSALMODI.
Taisez-vous, radédis.
Femmes jeunes !...
[Il pose sur la table une grande clef qu'il a
apportée. ) cACimé.
Qui donc êtes-vous?
[Psalmodi ouvre sa veste et montre l inscription : K. D. io.)
POLICHINELLA , CACHNÉ.
K. D. dix!
PSALMODI.
Et ma façon d’entrer, je crois n’est pas commune.
POLICHINELLA.
Par quelle porte donc vîntes-vous ?
PSALMODI.
Par aucune !
Les chemins usite's ne sont pas de mon goût ,
Moi , je suis un lourd , un vrai passerai tout ;
( I)'un ton solennel. )
Et le chat jonc avec la souris. C’est sensible ! cachné , avec crainte.
Pardon , votre langage est peu compréhensible.
psalmodi, brusquement.
La souris ! et le chat ! vous n’avez pas compris ?
Je vous dis que le chat joue avec la souris ,
Et que même parfois il la tue... et la croque...
polichinella.
C’est peut-être fort beau; mais c’est un peu baroque... Que venez-vous parler de souris et de chats ?
psalmodi.
Je comprends qu’en eflet vous ne compreniez pas ; Je suis un sphyux vivant, un homme- hiéroglyphe , Et quand je ne dors pas , je fais du logogriphe ,
J’ai même l'habitude (et jamais je n’en ris)
De prendre pour sujet les chats et les souris :
C’est une idée. Allons, laissez -moi , mes commères, J’ai besoin d’être seul ; je veux parler d'affaires , Détalez promptement , sans bruit et sans éclat.
Ainsi que deux souris fuyant devant un chat.
POLICniNELLA.
Allons-nous-en, Cachné, sa manie est fort triste! Peut-être c’est un fou.
caciiiié , bat à Polichinella.
C'est un naturaliste.
[Elles sortent par le fond.)