CHAPITRE m
Il faut écouter les paroles de Dieu avec humilité. Texte, 191. L'auteur , soit défiance de lui-même , suivant la pensée de Corneille , soit inspiration, fait dialoguer Dieu , comme il a cru l'entendre , avec l'âme fidèle. Le traducteur marque ce dialogue par le changement de mesure , et non par l'indication toute moderne des interlocuteurs ,194. Appartient-il à l'homme de faire parler Dieu? 195. L'auteur peut-il mettre dans la bouche de Dieu des traits qui visent à la satire , et dont nous verrons la source presque humaine ? Rougis, rougis , Sidon !
Oraison pour obtenir de Dieu la grâce de la dévotion.
y Texte, 197. Corneille, lui-même, accablé quelquefois par la majesté de son sujet , s'humilie ici et se répand en vers onctueux devant son Créateur.