CENE III. M
ROTROU
L'Académie a cru flatter son protecteur en épousant ce qu'elle regardait comme sa querelle et ce qui n'était en réalité que la vôtre.
COLLETET
Comme si nous prenions la peine d'attaquer M. Corneille!
ROTROU
Oui... vous l'attaquez... vous le déchirez !... vous en avez peur !
TOUS
Allons donc!
ROISROBERT.
Peur de Corneille, nous?... Et pourquoi, bon Dieu?
rotrou, passant entre Boisrohert et l'Etoile. Parce que vous devinez son génie sans le comprendre.
BOISROBERT
Hein!...
rotrou, allant à CoHetet.
Et toi. parce que tu le devines et le comprends!
l'étoile, à Boisrohert.
Je ne sais pas jusqu'à quel point ce qu'il nous a dU est flatteur?
boisrobert, à l Etoile.
Ce petit Rotrou est uu impudent!
ROTROiJ, allant se rasseoir à la table. Mais tout ceci m'a fait oublier l'essentiel. Messieurs, c'est à midi que le Cardinal écoutera la lecture de notre travail. Vous me retrouverez ici L.,
COLLETET
Moi je rentre dans mon cabinet... J'ai un acte à relire... quelques vers à chercher...
l'étoile.
Messieurs, soyons exacts... Richelieu est comme le Roi, il n'attend personne, pas même les poètes ! colletet, lui frappant sur V épaule.
Oh ! toi !... tu n'arriveras jamais en retard... Il sort par la porte de droite. L'Étoile et Boisrobert sortent par celle du fond.