‹ Corneille: études sur le théâtre classiqueChapitre 129 sur 134 · Le quiproquo éclairci · texte numérisé non relu

Le quiproquo éclairci

sur le Cid.

1. — La Bruyère écrit dans ses Caractères (chap des Ouvrages de l'esprit) en faisant allusion au Cid : « Quelle prodigieuse distance entre un bel ouvrage et un ouvrage régulier!... » Voltaire, d'autre part, dit, dans son Commentaire : « Corneille sut faire du Cid espagnol une pièce moins irrégulière et non moins touchante. »

Rapprocher et discuter ces deux jugements.

2. — Discuter cette opinion de Voltaire à propos des stances de Rodrigue (I, 6) :

« On mettait alors des stances dans la plupart des tragédies on

les a bannies du théâtre. On a pensé que les personnages qui parlent en vers d'une mesure déterminée ne devaient jamais changer cette mesure, parce que, s'ils s'expliquaient en prose, ils devraient toujours continuer à parler en prose. Or, les vers de six pieds étant substitues à la prose, le personnage ne doit pas s'écarter de ce langage convenu. Les stances donnent trop l'idée que c'est le poète qui parle... »

3. — Apprécier le jugement que porte Fénelon sur les stances de Rodrigue, dans sa Lettre à V Académie (Projet d'un Traité sur ta tragédie) : a On n'osait, dit-il en parlant de la tragédie française, on n'osait mourir de douleur sans faire des pointes et des jeux d'esprit en mourant. De là vient ce désespoir si ampoulé et si fleuri :

Perce jusque s au fond du cœur... etc.

Jamais douleur sérieuse ne parla un langage si pompeux et si affecté, i

4. — Etudier et comparer les deux entrevues de Rodrigue avec Chimène, au 3 e et au 5* acte du Cid.

5. — Etudier et apprécier le récit, fait par Rodrigue, de la bataille contre les Maures (IV, 3).

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