‹ Corona benignitatis anni DeiChapitre 1 sur 65 · Corona benignitatis anni Dei · texte numérisé non relu

Corona benignitatis anni Dei

J'ai surgi et je me suis réveillé, je suis debout et je commence avec le jour qui commence!

Mon père qui m'avei engendré avant l'Aurore, je me place dans Votre Présence.

CORON A BENIGNITATIS

Mon cœur est libre et ma bouche est nette, mon corps et mon esprit sont à jeun.

Je suis absous de tous mes péchés que j'ai confessés un par un.

L'anneau nuptial est à mon doigt et ma face est nettoyée.

Je suis comme un être innocent dans la grâce que Vous m'avez octroyée.

Que Vous demander, qui ne pouve^ me donner ce qui n'est pas à Vous!

Cette pièce d'or marquée du nom de César et cette parole en qui je plaise à tous.

Mais je vais avoir le soleil même, j'ouvre les bras à votre dimension.

Je regarde au plus haut du ciel un point d'or comme au jour de votre Ascension.

J'accepte ce monde tel qu'il est et je n'ai rien à y changer.

Seigneur, donnez-moi seulement Vous-même et c'est asse^ .

Superpose^ aux Six jours le Septième que Vous Vous êtes réservé.

Ah, ce n'est point Samedi, c'est Dimanche, et le coup de la première messe va sonner !

Lucifer brille tout seul au milieu de l'Orient désert et nouveau.

Le coq chante et Marie-Madeleine se bâte vers le tombeau.

Diamant de l'air qui éclôt! naissance du jour réel!

Vous arrive^ à la fin, matin de mes noces éternelles !

Le temps est court et le soleil sera levé dans un moment.

C'est pourquoi, ce que nous avons à faire, faisons-le incessamment.

Comme le prêtre grave et prompt qui se recueille et s'habille pour le Saint Sacrifice,

Armons-nous sans hâte ni délai pour cette part qui est de notre office.

Comme un homme qui vient d'être fait, comme une invention toute neuve et intacte,

Toute puissance en moi a son objet et toute prière est un acte.

Dieu qui êtes Un seul en Trois Personnes, Relation sur qui le Christ est en croix,

Verbe en qui tout est parole, ce que Vous dites, je le crois.

Vous êtes la Parole donnée et clouée de clous de fer .

Le Titre en qui j'ai mis mon Espoir, je le fais de mes deux bras ouverts!

Je suis le doigt sur Votre plaie, je suis la main à Votre cœur même.

Vous qui êtes le Tout-Puissant, Vous ne pouvez empêcher que je Vous aime.

Que le rite prompt s'accomplisse en qui je communique à Votre éternité.

Rien n'est trop court pour cet instant de Dieu en nous qui ne peut être divisé.

Gardons ce serment entre nous! scellez-moi de peur que je ne me dissipe.

Humanité de Dieu sur ma langue, consignez mon cœur et mon principe.

En ce Septième Jour que Vous fîtes, Seigneur, Quel est Votre repos, si ce n'est dans mon cœur ?

Page 1