HEURES LE
En attendant
en nattant l’attente
Sous quelle tente ?
mes tantes
ont-elles engendré
les neveux silencieux
que nul ne veut sous les cieux appeler ses cousins
en nattant les cheveux du silence six lances
percent mes pensées en attendant
L'AUMONYME
Notre paire quiète, Ô yeux!
que votre «non» soit sang (t’y fier?) que votre araignée rie,
que votre vol honteux soit fête (au fait) sur la terre (commotion).
Donnez-nous, aux joues réduites,
notre pain quotidien
Part, donnez-nous, de nos œufs foncés comme nous part donnons
à ceux qui nous ont offensés.
Nounou laissez-nous succomber à la tentation et d’aile ivrez-nous du mal.
Exhausser ma pensée
Exaucer ma voix
L'AUMONYME
| syllabes Prisonnier des et non des sens ; mots Pris Au: biere: tu ser
des cils a bai !
ssés
haï Oh! hais non des sens
mais des FORMES-PRISONS
Cataracte des flots cataracte des yeux
aux cheveux roux des roues
feues nos mains, feus nos yeux furent maîtres des feux. Dans nos vaisseaux battus par un sang sans globule Voguent de grands vaisseaux portant dans des cellules les grands forçats sanglants qui burent nos cellules.
Au bout du môle blanc les sirènes sont molles.
Sirènes des vapeurs avez-vous vu Méduse aux cheveux de méduse :
Mes pupilles sont devenues ses amoureuses pupilles.
Jetez le lest vers l’est lestes ballons. Volez jusqu’au soleil pour voler quoi ?
La peine des regards, yeux au pêne hermétique, Offre un calme de reines antiques Coupez les rènes. Laissez-les galoper, les rennes! Chœur des cœurs. — Le corps des prunelles est le fruit de jouir
L'AUMONYME
Goûtez les prunelles avant de mourir, aux arbres des forêts le marbre des forts est. Cent nageurs ont plongé dans le sang des prunelles Cent nageurs ont péri du désir des cruelles, sent, nageur le sang des sans cervelle Pitié pour le désert où des airs sans pitié sur les aîtres du cœur ont renseigné les hêtres Cent hiers ont fléchi sur l’herbe des sentiers qu’ont foulés cent aimées en secret de nos êtres Faire du fer pour panser nos pensées avec la mousse du vin, avec la mousse du vain :
Du vin pour les mousses quand souffle la mousson et que nous dormons sur la mousse, levain du vin. Sous quel manteau trouble dérober nos troubles mentaux.
Je mens aux multiples consciences.
Les moules des mers
aux moules des mères
empruntent leur forme d’œil, homme — houle d’aimer.
L'AUMONYME
Ail de ton œil, je t’aime à cause de cela.
Nos tâches tachent
tour à tour
les tours
d’alentours.
L'AUMONYME
Vers quel verre, œil vert, diriges-tu tes regards chaussés de vair ?
Maître des pals, Ô mâle!
le mal ne rend pas ta face plus pâle; que les opales fassent naître dans tes malles des cours d’eau.
Mais ils seront si courts que les chanteurs des cours, baissant le dos, perdront le do ah! cours, maître du mal et du pal.
Il n’y a pas de mètre pour mesurer ta vie l’âme sûre de la vie {ton He ni de malle pour mettre et la mesure de l’envie.
L'AUMONYME
Plutôt se pendre aux pins, s’éprendre des yeux peints, que de gagner son pain
où les fleuves vont s’épandre.
Mords le mors de la mort Maure silencieux.
cils ! aux cieux dérobez nos yeux.
Non, nous n’avons pas de nom.
L'AUMONYME
Plus que la nuit nue
la femme vient hanter
nos rêves, pareils à Antée!
antés des désirs renaissants.
Nos pères! C’est parce que vous n’aviez pas les yeux pers?.
Changez vos cœurs au pair avec les dollars Change ton cœur, opère sans douleur.
1. Antée : dans la tr grecque, géant qui retrouvait ses forces au contact de la terre. Héraklès dut pour le vaincre l’étouffer en le soulevant du sol. 2. Pers : d’une couleur entre le bleu et le vert.
J’aime vos cous marqués de coups, maîtresse des fauves
(mes tresses défaut)
j'aime des desseins, non des seins,
j'aime les dents des dames.
Pis, j’aime les pieds non les pies non les pis
mais l’épée ?
L'AUMONYME
Mes chants sont si peu méchants
Ils ne vont pas jusqu’à Longchamp
Ils meurent avant d’atteindre les champs Où les bœufs s’en vont léchant
des astres
désastres
L'an est si lent.
Abandonnons nos ancres dans l’encre,
mes amis.
L'AUMONYME
De s1 haut les eaux tombent-elles sur nos os? Voici haut les oiseaux la voie des tombes : voix os.
Unàun
les huns
passent l’ Aisne.
Nos aines confondent nos haines, Henri Heine.
unàäun
les huns
deviennent des nains.
Perdez-vous dans l’ Ain
et non dans l’Aisne.
Hein ?
L'AUMONYME
Tant d’or.
Passez les patries à l’épreuve du tan
et du temps et encore des taons.
L'art est le dieu lare des mangeurs de lard et les phares dévoilent le fard des courtisanes du Far-West qui s’effarent.
Dormir.
Les sommes nocturnes révèlent
la somme des mystères des hommes.
Je vous somme, sommeils, de m’étonner et de tonner.
L'AUMONYME