‹ Corps et biensChapitre 65 sur 96 · XIV. VIE D'ÉBÈNE · texte numérisé non relu

XIV. VIE D'ÉBÈNE

Un calme effrayant marquera ce jour

Et l’ombre des réverbères et des avertisseurs d’incendie fatiguera la lumière

Tout se taira les plus silencieux et les plus bavards

Enfin mourront les nourrissons braillards

Les remorqueurs les locomotives le vent

Glisser en silence

On entendra la grande voix qui venant de loin passera sur la ville

On l’attendra longtemps

Puis vers le soleil de milord

Quand la poussière les pierres et l’absence de larmes composent sur les grandes places désertes la robe du soleil

Enfin on entendra venir la voix

Elle grondera longtemps aux portes

Elle passera sur la ville arrachant les drapeaux et brisant les vitres

On l’entendra

Quel silence avant elle mais plus grand encore le silence

qu’elle ne troublera pas mais qu’elle accusera du délit de mort prochaine qu’elle flétrira qu’elle dénoncera.

LES TÉNÈBRES

Ô jour de malheurs et de joies Le jour le jour prochain où la voix passera sur la ville. Une mouette fantomatique m’a di qu "elle m’aimait autant que je l° aime ?muete-dovble mot cost ‘€ Que ce grand silence terrible était mon amour po ë Mme Que le vent qui portait la voix était la grande révolte du AE monde &

Et que la voix me serait favorable.

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