‹ Corps étrangers permanents du cœur, Projectiles d'armes à feuChapitre 17 sur 54 · PR ER · texte numérisé non relu

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Ces différentes méthodes ont été presqu’uniquement appliquées à l’étude des lésions pleuro-pulmonaires. On conçoit l'intérêt qui peut en résulter pour la localisation des projectiles cardiaques.

C. — Données tirées de la dissociabilité des ombres du projectile.

et du cœur sous incidences multiples.

En principe, un projectile peut être considéré comme intra-cardiaque quand il est impossible de dissocier son ombre de celle du cœur, quelles que soient les incidences sous lesquelles on l’examine. Une telle affirmation n’est pas toujours aisée, lorsque par exemple le projectile est de petites dimensions, ou qu’il est situé en un point où les contours de l'organe sont mal délimités : sillons vasculaires (coronaires), sillons ventriculaires et auriculo-ventriculaires, base du cœur et origine des gros vaisseaux, partie inférieure et médiane du cœur à la rencontre du contour ventriculaire et du diaphragme, au moment où les 2 lignes se perdent dans l’opacité hépatique. On conçoit dans ces cas, la nécessité d'examens répétés, en centrant minutieusement sur le projectile, en demandant au sujet de fortes inspirations pour bien dégager le cœur des organes environnants, en variant les positions d'examen et les incidences. La présence de battements amples, synchrones au rythme cardiaque, constitue un élément important du diagnostic.

Deux restrictions s’imposent dans certains cas :

1° Un projectile dont l’ombre est absolument éindissociable de celle du cœur peut n'être pas intra-cardiaque s’i existe un épanchement péricardique ou simplement une forte réaction inflammatoire de la séreuse : il est évident qu’un projectile situé dans le péricarde, au milieu d'un épanchement important, ou inclus dans une séreuse épaissie par une inflammation ancienne ne puisse être dissocié de l’ombre cardio-péricardique. Vaquez et Bordet [307]

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