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OBSERVATION XXXII

(Monnier. — Soc. anat., 1891.)

Homme desoixante-neuf ans, mort de phlegmon gangreneux de la jambe. |

On trouve dans la cavité pelvienne, un corps libre de la forme d’un haricot, long de 3 centimètres, large de 2, épais de x cm. 1/2 et de consistance ferme.

La coupe montre qu'il estconstitué d’un noyau jaunâtre, qui occupe les deux tiers du volume total et semble formé de graisse, et d’une enveloppe blanche, grisâtre, élastique, assez régulièrement stratifiée et que Monnier considère comme étant manifestement péritonéale.

L'examen histologique a été pratiqué par M. Darier qui trouve dans le noyau central des lobules du tissu adipeux avec des vestiges de vaisseaux en voie de désagrégation.

Le tissu fibroïde de la zone externe est constitué pardes lamelles coneentriques adhérant fortement les unes aux autres et s’envoyant des prolongements. Elles ont la structure du tissu fibreux pur. Mais par aucun procédé, M. Darier n’a pu déceler de noyaux dans ce tissu fibreux. Il n’a pas non plus rencontré de cellules conjonctives, ni de leucocytes. À l'extérieur, pas de revêtement endothélial.

M. Darier conclut : Il s’agit donc, à n’en pas douter, d'un fibrome de la variété dite fibrome cornéen, développé, comme on l'avait supposé à bon droit, autour d'une petite masse de tissu adipeux, vraisemblablement un appendice épiploïque ; le pédicule qui devait exister a été rompu à un

moment donné et dès lors, la petite masse privée de tout

apport nutritif a subi la nécrobiose simple. La structure générale du tissu a subsisté, mais les cellules et leur noyau ont disparu.

Quant à l'absence de leucocytes à travers les mailles du tissu fibreux, Cornil estime qu'il n'y a pas lieu de s’en étonner, étant donné l'épaisseur et l’imperméabilité des couches

conjonctives qui constituent l'enveloppe.

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