CONCLUSIONS
1° On peut rencontrer dans le péritoine, comme dans les autres séreuses, des corps organisés, libres et flottant dans sa cavité. Ces corps sont généralement formés d’une coque fibroïde enveloppant un noyau central, plus ou moins gros, de tissu graisseux souvent dégénéré ou un noyau calcaire.
2° Ces corps libres paraissent étre ordinairement d’origine épiploïque. Ils résultent de la pédiculisation, puis de la rupture d’un séro-appendice. On a supposé qu'autour du noyau ainsi constitué pouvaient se déposer certaines cellules contenues dans la sérosité péritonéale et capables de sécréter dans un but de défense des fibres conjonctives.
Cette pathogénie est sans doute semblable à celle des corps libres des autres séreuses (synoviales, péricarde, etc.).
3 Les corps libres du péritoine ont été jusqu'ici le plus souvent de pures trouvailles d’autopsies. Toutefois, leur connaissance est intéressante pour
Le clinicien, en raison des faits suivants :
a) Ils peuvent contribuer à provoquer certaines bernies ; |
b) Ils peuvent s’introduire accidentellement dans un sac herniaire et y déterminer des accidents (gêne ou imposibilité de la réduction, étranglement, occlusion) ;
c) Ils peuvent, lorsqu'ils sont calcifiés, se révéler par la radioscopie et la radiographie. Il y a lieu de croire qu’ils peuvent occasionner des erreurs d’interprétation radioscopique et radiographique. Quoique de tels faits n’aient pas encore été, à notre connaissance, signalés, on peut déjà, après l'observation récente de Bergé et Guimann, prévoir leur possibilité. Leur diagnostic pourra sans doute être envisagé et posé sur le vivant, en dehors des cas où on peut les percevoir dans des sacs herniaires.
Vu : le Président de la thèse, ACHARD Vu : le Doyen, 2 LANDOUZY Vu et permis d'imprimer:
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,