Ibid., p. 142, I. 8 et sq
4. Les dégradations subies par la pierre sont dues à la malveillance ; un fanatique, nommé Jelloûl, ayant appris que la corniche allait être transportée au Musée d'Alger, vint détruire à coups de pioche une partie de l'inscription qui la recouvrait.
L'an 1075 de l'hégire correspond aux années 1664-1665 de Père chrétienne.
Mosquée dite El-.Iàiwi el-jedîd, rampe de la Pêcherie, à Alger.
Inscription arabe ornant l'intérieur du mihrâb.
Belle écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,18.
Plinthe de plâtre faisant corps avec la paroi circulaire du mihrâb et mesurant û,n,23 de hauteur sur 3,n,90 de développement.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne.
Inédite.
Traduction. — Je cherche un refuge auprès de Dieu contre Satan le lapidé! — Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux ! — Toute âme goûtera la mort! Et cest seulement au jour de la résurrection que vous recevrez intégralement vos récompenses : celui qui aura été tenu à l" écart du feu et introduit au paradis aura remporté un succès, car la vie d'ici-bas n'est qu'un bien illusoire.
Cette inscription se compose de deux formules d'invocation très usitées, après lesquelles est reproduit intégralement le verset 182 du chapitre m du Qordn. Deux particularités orthographiques sont à noter : l'adjectif O^J1 a conservé l'alif qu'il perd généralement, tandis que le substantif â*:àJI a perdu celui qu'il garde, d'habitude.
Mosquée El-Jdma' el-jedîd, rampe de la Pêcherie, à Alger.
Inscription arabe ornant, à l'intérieur, la partie de la muraille qui renferme le mihrâb.
Belle écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,10.
Plinthe de plâtre faisant corps avec la paroi, comprenant une portion ascendante, une portion horizontale et une portion descendante, et mesurant 0m,13 de largeur sur 6m,30 de développement.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne.
Traduction. — Je cherche un refuge auprès de Dieu contre Salan le lapidé! — Toute chose est périssable, si ce n'est Sa face (1) : à lui le pouvoir suprême I — Louange à Dieu en son unité! que Dieu répande ses grâces sur notre seigneur Mohammed! Ensuite, que Dieu vous fasse miséricorde! Le serviteur de Dieu, qui espère le pardon de son Maître, qui combat pour la guerre sainte dans la voie de Dieu, El-Hâjj Habib, a appliqué ses efforts à la construction de celte mosquée : que Dieu lui soit en aide!
Cette inscription a été publiée en partie par Devoulx {Les édifices religieux de V ancien Alger, op. laud., p. 135 et sq.), qui a passé sous silence tout ce qui précède « Louange à Dieu ». L'opinion des indigènes consultés par Devoulx en 1870, est qu'il n'y a
1. I. e. : la lace de Dieu. Cette phrase fait partie du verset 88, chap. xxviii du Qorân.
pas lieu d'attribuer à El-Hajj Habib le mérite d'avoir dirigé les travaux de la construction; c'est aussi ce qui semble résulter de l'examen des documents que Devoulx a eus entre les mains. Mais El-Hàjj Habib dut contribuera l'achèvement de l'édifice et trouva,, dans l'exécution des détails d'ornementation intérieure, l'occasion de transmettre le souvenir de son nom à la postérité.
Mosquée El-Jâma el-jedid, rampe de la Pêcherie, à Alger.
Inscription arabe, ornant, à l'intérieur, la partie de la muraille qui renferme le mihrâb.
Belle écriture du type nesky rarby.
Hauteur des lettres montantes : 0m,15.
Plinthe de plâtre faisant corps avec la paroi et mesurant 0m,21 de hauteur sur ln,,88 de largeur.
Caractères sculptés en relief et disposés sur une seule ligne.
Il <*l*-7j
Traduction. — Louange à Dieu en son unité! Si quelqu'un s'informe de V édification de la mosquée, c'est El-Hàjj Habib qui en a eu la charge et qui Fa achevée.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Les édifices religieux de l'ancien Alger, op. laud., p. 136). Dans sa traduction, cet auteur rend A-aIs par « son achèvement », ce qui prouve qu'il a lu ce mot sans techdld. Il est manifeste que 4.Lc est en apposition à 4:-f} et qu'il faut lire 4-.LJ. Quant au mot J* £3, il n'a pas ici le sens de « administrateur », il désigne celui qui est chargé d'une affaire en particulier ; c'est une de ses significations les plus fréquentes (1).