‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 114 sur 249 · DÉPARTEMIiWT D'ALGER · texte numérisé non relu

DÉPARTEMIiWT D'ALGER

•j^ali II i^i i.^jn ji ijj. Il j6 ju <ai c5>- L. y

Traduction. — Toute chose sauf Dieu^ le très haut^ est périssable. Ceci est le tombeau de celle à gui Dieu fasse mi- -^éricorde, qui avait été gardée avec soin, qui recevra son pardon^ Fatmà bent 'Abdallah^ morte en couches ^ accablée d'affiction. Que Dieu lui fasse miséricorde! 1211.

Celte inscription a été publiée par Devoulx {Epigraphe indi' Qène du Musée archéologique d'Alger^ op. laud.^ p. 34).

La formule initiale, qui présente un emploi peu logique du mot

V» et Torthographe incorrecte ^A pour Ji^ est la reproduction

exacte de celle qui commence Tépitaphe n"^ 58. La deuxième ligne est aussi la même dans Tune et l'autre inscription. Cette remarque infirme l'hypothèse de Devoulx, qui pensait pouvoir considérer l'inscription n^ 58, comme s'appliquant à une vierge, en raison des termes dans lesquels elle est rédigée : il s'agit ici d'une mère, et les épithètes sont les mêmes. C'est pourquoi j'ai fait des réserves sur l'opinion de Devoulx qui est simplement vraisemblable. Il est aussi naturel de voir dans ces qualificatifs une expression de la haute moralité des personnes défuntes. Dans les villes, en effet, les usages musulmans empêchent toute femme bien élevée de paraître au dehors, si ce n'est pour aller voir ses proches ou faire ses dévotions, le vendredi, sur les tombes des parents qu'elle a perdus.

Aux incorrections signalées plus haut viennent s*ajouter l'emploi fautif des masculins J^t et à^j, et l'absence de points diacritiques sur le « de iî^Ju.

Le Livret de Berbrugger(l) fait connaître que la défunte appartenait à la famille de Mustafà pacha; mais il reste muet sur remplacement qu'occupait le tombeau dont le mechhed de pied portait cette inscription.

L'an 1211 de l'hégire correspond aux années 1796-1797 de l'ère chrétienne.

i. Berbrugger, Livret explicatif, op. laud,^ p. 134.

Musée d'Alger.

Inscription arabe d'origine incertaine:

Bonne écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : O^^^OS.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0™,46 de hauteur sur 0™,35 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur quatre lignes en-* fermées dans des cartouches historiés du même relief que les lettres.

jJ^i II djui oii VI 41 V II ^ui ^ù\ ^\ al

Il jJ^\ j^yi\ j^u II oii Jyij jJje^ ^j^\

Traduction. — C'eU lui qui est Dieu, le Vivant, le Durable, le Permanent! Il n'y a de divinité que Dieu, le Roi, la Vérité, F Évident! Mohammed est l'ejivoyé de Dieu; il est sincère dans ses promesses et digne de confiance !

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigraphie indigène du Musée archéologique d'Alger^ op. laud., p. 34 et sq.). Berbrugger a omis d'en faire mention dans son Livret explicatif. Ainsi que rindique Devoulx, la stèle qui la porte était un mechhed de tête appartenant à la même tombe que la précédente, comme le démontre la similitude des caractères extérieurs.

Birkhadem,

Inscription turque ornant la fontaine sise sur la place publique.

Belle écriture du type nesky cherqy.

Hauteur des lettres montantes : 0",05.

Table de marbre mesurant 0",54 de hauteur sur 0°>,84 de largeur.

Caractères gravés en creux et remplis de plomb, disposés sur cinq lignes scindées en deux parties dont chacune est entourée

Page 1