I. — DÉPARTEMENT D ALGER
^ Corps de rinscription :
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1*" Formule marginale :
'ï'iiADDCTioN. — Quelle belle chose Dieu a voulue ! Le « Borj
^^-bîn (1) » a pris un bel aspect. Clément, 6 Miséricor-^
^^^Ucc^ Je me mets, auprès de Dieu qui entend tout et qui sait
^^^t ^ à Pabri de Satan le maudit, le lapidé; c'est en Dieu
9^ ost r assistance, c'est lui qui est le meilleur protecteur! Au
^^^i de Dieu, le Clément ^ le Miséricordieux! Il n'y a de vie-
^^e que grâce à Dieu, le Puissant, le Sage (2), et Dieu
^J^portera une aide puissante (3). — En Cannée 1239.
2** Corps de rinscription :
Un un jour béni, son constructeur a posé ses fondements.
^* I. e. : le « fort de Tentre-deux », le fort intermédiaire.
î. Qorân, ch. m, vers. 122.
3. Qordn, ch. xlviii, vers. 3. La citation est légèrement dénaturée, car il
^tiYient de lire ici llyv^i^^ au lieu de "^j^^^^^ qui est la véritable leçon.
Grâces soient rendues! Le Maître ( 1 ) a produit {!) r achèvement de sa prospérité . Après avoir appliqué ses efforts à le terminer^ Huseyn pacha a prononcé avec joie son nom : a Borj mâ-bin » . Ce vizir ^ mine de générosité^ en manifestant sa bienveillante bonté, a augmenté les appuis (3) du peuple musulman. [Ce fort) tel un dragon à sept têtes, répand le feu de tous côtés ; [le pacha) a garni ses murailles de canons qui ne mangent pas du miel (4). Il veut le salut, c'est chose faite (5). Quanta ses ennemis irréligieux (6), qu'ils augmentent P abondance de leurs lamentations et de leurs cris de détresse. mon Dieu! fais cette grâce que la dignité de Huseyn pacha s* accroisse et que, sous peu^ il prenne de force à ses ennemis ce qu il désire.
Cette inscription a été publiée par Devoulx {Revue africaine, t. XXI, année 1877, p. 49 et sq.). Mais le texte qu'il en a donné présente des omissions et de nombreuses inexactitudes qui ont entraîné des erreurs de traduction assez sérieuses. La plus remarquable est la transcription JL» >)jl j^ «Uu^ au lieu de jjjt j^ CJ» JLL» que le texte porte très nettement. Devoulx a cru qu'il s'agissait là des sept forts de la Marine, tandis qu'il est fait allusion au dragon à sept têtes. En outre, il a confondu le persan jbl, dans
JjLI, avec Tarabe a.!, et le turc JjT avec Tarabe Jjl, ce qui lui a donné un sens qu'il n'a admis qu'avec réserve et qu'il a accompagné d'un point d'interrogation. Enfin, la dernière ligne tout entière fait défaut dans son texte.
L'original contient deux fautes d'orthographe qui méritent d'être signalées; on y lit : Jj^jx} au lieu de JJjuI, et JJj.^m au lieu de Jjl^l pluriel de l'arabe j^. Il semble que cette dernière anomalie provienne d'une confusion qui se serait établie dans