‹ Corpus des inscriptions arabes et turques de l'AlgérieChapitre 22 sur 249 · bÉPARTEMÈNT b^ALÔEll · texte numérisé non relu

bÉPARTEMÈNT b^ALÔEll

pitié divine, qui tendra vers le pardon de Dieu^ Keder pacha, que Dieu lui pardonne! Il décéda à la fin de doû 'Ihijjà terminant Vannée 1013. Que Dieu F accueille avec son gracieux pardon et sa large générosité!

Cette inscriptioD orae un mechhed de pied et a été publiée par Devoulx qui lui a consacré une intéressante monographie [Revue africaine, année 1872, p. 273 et sq.). Cet épigraphiste remarque avec juste raison que le texte contient des incorrections nombreuses; il a lui-môme, en le transcrivant, modiOé le système de ponctuation du c» et du ^i* En réalité, ces lettres sont ponctuées, sur la stèle, d'après le système occidental, à l'exception du ^ de j3^ qui a reçu deux points. Mais à côté des irrégularités signalées par Devoulx, il en est d'autres qui ne sont pas moins dignes de fixer l'attention.

Le mot |j«V SL été sans raison privé de son l final. Le l3 de ^y, le ^ de (^j, le ^ et le • de 4j«^l, enfin le O de Jl^ sont dépourvus de leurs points diacritiques ; le 4^ de ^s'ù fait même défaut.

Au commencement de la 5® ligne, le mot C*U a reçu, comme

en turc, un il; au lieu d'un •. Le dernier chiffre de la date présente

l'aspect du 3 de l'écriture européenne ; Devoulx lui en attribue la valeur et confirme son hypothèse en citant un passage d'une chro-

nique indigène ainsi conçu : r > • > V ^JU 4:31* «^^ \^\a jCa^ jy

JUJI « Kheder pacha prit le pouvoir pour la troisième fois en Pannée iOI 3 ; puis le susdit Kheder pacha mourut en cette même année^ étranglé par ordre de Kouça Mustapha pacha, vassal de la Sublime Porte, » Je crois devoir me rallier à l'opinion de Devoulx ; la forme 3 est, en effet, l'une de celles que prenait autrefois le chiffre 3, ainsi que cet auteur l'a montré dans une intéressante étude (1). Mer^ cier (2) fixe au mois d'août 1605 l'arrivée à Alger de Koûsà Mustafâ. Or cette date se place dans Tannée 1014 de l'hégire qui a commencé le 19 mai 1605. En adoptant cette chronologie, on ne peut expliquer comment Keder pacha mourut en 1013 de l'hégire étranglé par ordre de Koûsà Mustafâ ; c'est sans doute cette considération qui a conduit Mercier à attribuer l'assassinat à

i. Devoulx, Les chiffres arabes (Bévue africaine, aanée 1872, p. 155 et sq.). 2. Mercier, Histoire de rAfrigue septentrionale (op. laud.), t. UI, p. 181.

Mohammed Koûsâ, prédécesseur de Koùsâ Mustafa (1). Mais si l'oD observe que la date de 1013 est assignée à la mort de Keder pacha par cette épitaphe et, en même temps, par le texte précité, et que, d'autre part, le meurtre de ce fonctionnaire est formellement imputé à Koûsâ Mustafa, on est porté à penser que les deux indications fournies par la chronique ont une égale exactitude. 11 est possible d'admettre que Mohammed Koûsâ, qui resta au pouvoir de mai à août 1605, fit périr Keder pacha dans la première partie du mois de mai (1013 de Thégire), conformément à des instructions de la Sublime Porte que Koûsâ Mustafa lui aurait transmises de Tunis, où il se trouvait alors eu mission, faisant route sur Alger.

Phare de C Amirauté j à Alger»

Inscription arabe provenant des tombeaux situés jadis près des fortifications de Babeloued.

Mauvaise écriture du type nesky rarby.

Hauteur des lettres montantes: 0°>,05.

Stèle de marbre mesurant, dans sa partie gravée, 0<°,47 de hauteur sur 0<°,22 de largeur.

Caractères sculptés en relief et disposés sur cinq lignes séparées par des traits du même relief que les lettres.

afy ^J||<«» > f^ Cf.W^J^ <«» Il f ^ f J-^» Il ^ *-^

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Traduction. — Ceci est le tombeau de celui à qui Dieu fasse généreusement miséricorde, Mahmoud fils de Mâmy. Que Dieu leur pardonne à tous deux! Il est décédé en Tan

Cette inscription a été publiée par Devoulx {Epigraphie indu gène du Musée archéologique dC Alger y op. laud,^ p. 130) qui lui attribue à tort deux lignes au lieu de cinq.

i. Mercief) Histoire de VAfrique septentrionale , t. III, p. 180.

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