APPAREILS UTILISÉS
Du guétrage. Les appareils de guétrage utilisés d’une façon courante chez les trotteurs répondent à un double but :
—. Par leur propre poids ils contribuent à l’équilibre mécanique des sujets;
— Par leur forme, leur dimension, leur élasticité, ils jouent un rôle protecteur et amortisseur contre les atteintes.
La fréquence des enlevés dans le trot, la gravité de leur pronostic sportif justifient les nombreux appareils protecteurs utilisés.
La forme et le mode de fixation des appareils varient avec la conformation des régions qu’ils sont appelés à
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protéger. Confectionnés en caoutchouc ou en cuir très souple, sauf dans les parties destinées à recevoir les contusions qui sont renforcées, leur fixation se réalise à l’aide de courroies. Nous nous bornerons à citer les appareils utilisés le plus fréquemment dans la pratique sportive.
Les « cloches », en même temps qu’elles servent d'appareil protecteur, contribuent, dans une certaine mesure, par leur poids, à l’équilibre ; la perte accidentelle d’une cloche en course entraîne le déséquilibre immédiat du trotteur. D’ordinaire les cloches de devant sont plus épaisses que celles de derrière. (Nous avons vu une jument trotteuse, « Braïla P », portant deux grosses cloches à chaque pied antérieur.) Les cloches en caoutchouc, dont l’emploi est généralisé aux quatre membres, entament complètement le sabot ; en préservant le bourrelet, la couronne, les talons et partiellement le pli du paturon, elles évitent les atteintes si fréquentes et si $raves dans ces régions. Ces appareils, très mobiles, n’apportent aucun g$êne mécanique fonctionnelle et empêchent le sable ou la boue de se loger dans le pli du paturon et d’y provoquer des crevasses.
Signalons pour mémoire les « scalps » en cuir destinés à protéger la couronne et les talons.
Les « rolls », bandelettes de caoutchouc, sont destinées à protéger la même résion.
Les bottines de boulet, utilisées avec avantage pendant la période de dressage pour éviter les contusions fréquentes de cette région, sont d’un usage courant en course.
SÉblrS
Les guêtres de tendon, $énéralement appliquées sur un bandage ouaté, remplissent un double but : elles protègent contre les atteintes et jouent, si leur application est méthodique, un rôle préventif dans le claquage.
Les atteintes qui ont leur siège à la face interne du $Senou, du jarret, du coude, nécessitent les dispositifs spéciaux variant avec la conformation et la nature des mouvements des articulations en cause.
En Amérique, où l’art du gsuêtrage atteint la perfection, on utilise des appareils mixtes, articulés, proté- $eant à la fois le boulet, le tendon, le $enou, les jarrets; bien confectionnés, ils n’apportent aucune gêne mécanique dans les allures, mais leur fixation est délicate.
En France, les entraîneurs donnent leur préférence aux guêtrages « indépendants » fixés directement à la résion qu'ils doivent protéger. Pour appliquer un guêtrage rationnel, opération des plus délicates, le premier point à déterminer est le sièse exact des atteintes. Le moyen pratique consiste à appliquer au trotteur la série des divers appareils et de l’exercer, sur des parcours et à des vitesses variables, sur un terrain sec, permettant de relever, après le travail, les traces des régions contusionnées. La fixation des appareils protecteurs est facilitée par une série de pointures. Il faut ajuster sans trop serrer ; une longue pratique, une habileté professionnelle sont nécessaires pour arriver à ce résultat.
Savoir guêtrer est un facteur important du succès dans le trot. Appliquer des soins particuliers à la fixation dés appareils, éviter leur déplacement pendant la course,
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supprimer un excès de compression, la gêne mécanique entravant la souplesse, l’étendue, l’élasticité des allures,
telles sont les conditions à réaliser dans un guêtrage méthodique.
De la ferrure nous avons déjà parlé. Celle devant remédier aux atteintes aura donc pour effet de faire dévier en dehors, pendant la marche, le membre correspondant. L’excédent de poids est réparti sur la branche externe du fer et utilisé dans le but de faire trotter les chevaux « large ».