CRITÉRIUMS GÉNÉRAUX D^AMÀTOMIE PATHOLOGIQUE DIS LA FOLIE
mes, de 250 grammes à peu pr^s, relativement à Tencéphale de rhomme adulte normal. Chez les démettes séniles le cerveau est d*un poids moindre que celui des démentes paralytiques.
Nos moyennes ne peuvent, à la vérité, se comparerexaclement avec celles prises pour modèle par Wagner, car nos sujets étaient d'flge différent, de différente stature, et la moyenne de Wagner représente, pour sa part, un chiffre type qui n'est certainement pas parfaitement adaptable à des sujets de notre race et de leur stature.
Pourtant, la comparaison faite entre les moyennes du poids de Tencéphalede nos aliénés et la moyenne des sains d esprit de Wagner, bien qu'elle parte de termes approximatifs, présente, étant donné son caractère, une valeur évidente et indiscutable.
Donc, les aliénés, par suite de la maladie, sont sujets à une diminution du poids de Tencéphale, comme il arrive, chez les individus normaux, pour les vieillards.
La diminution du poids, dans Tun et l'autre cas, est l'effet d'un processus régressif, d'atrophie, qui frappe la substance nerveuse, d*où s'ensuit aussi une diminution de volume de l'or* gane, compensée par la dilatation des ventricules latéraux, par la plus grande ampleur et profondeur des couches corticales et des espaces sous-arachnoïdiens. La diminution du volume et du poids de la substance nerveuse est aussi un peu compensée par l'augmentation de volume et de poids des annexes encéphaliques, par suite d*imbibitions, de congestions, d*hyperplasies (Morselli).
L/analogie^ relativement à l'atrophie cérébrale, chez les aliénés et les vieillards, est, en apparence, surpassée par le fait que, chez les aliénés, comme nous l'avons vu et spécialement dans les formes plus graves de démence (démence paralytique et sénile), la réduction en poids de l'encéphale est de beaucoup supérieure à celle qui ordinairement se produit chez les vieillards, chez lesquels, selon Thurnan, le poids de l'encéphale après soixante-dix ans diminue de 80 à 90 grammes. Je trouve le fait très explicable si l'on se rappelle ce que j*ai dit ailleurs des sénilités partielles et prépondérantes, parlesquellessedéterminent les faits de désordres limités et prépondérants, par lesquels se manifeste la démence, qui est le résultat d'une sénilité précoce,
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violento, partielle et désharmoniqiie selon la forme et les degrés de son développement. Les aliénés qui sont le produit d'un processus précoce de réduction sénile sont, avant tout autre organe, vieiliisdans leur cerveau.
Les déments an point de vue mental, et d*une façon correspondante au degré de Patrophie cérébrale, représentent une décadence sénile supérieure à celle qu'atteignent les individus sains jusqu'à leur mort. Le terme maximum de Tatrophie cérébrale sénile, naturelle, dirons-nous, pratiquement, nous Tignorons; ce serait celui d'un homme mort par le seul effet d'une action nerveuse insuffisante par suite de la réduction de la substance nerveuse. Gela ne se produit pas^car la mort advient d'ordinaire par une action secondaire du processus régressif lui-même, hémorragies, œdèmes, et processus limités de nécrobioses, etc.
Les recherches sur le poids spécifique du cerveau (récemment répétées par Baistrocchi etMorselli) n'apportent aucune contribution décisive à l'opinion favorable ou non de Tanalogie entre le processus cérébral de dégénérescence des aliénés et celui des vieillards. La diminution du poids absolu du cerveau des aliénés et des vieillards n'est pas en rapport, comme le disait Parchaffe, avec la diminution de son volume, qui est un fait secondaire au processus de réduction; et la soi-disant augmentation de densité du cerveau chez les aliénés et chez les vieillards est d'un faible degré ou n'existe peut-être pas.