‹ Corrélations psycho-sexuellesChapitre 72 sur 72 · TESTICULE · texte numérisé non relu

TESTICULE

Poids de l'eDcéphale droit gauche

b. A 1.140 9 JO

Ci; 1.000 8 7

Par où l'on voit que le poids moyen de Tencéphale des paralytiques est 1,089 et celui de leurs testicules 9,80. Filant donnée la proportion entre le poids normal du cerveau, représenté par 1 ,410, et le poids du cerveau atrophié par la paralysie représenté par 1,089, par rapport à la proportion entre le poids moyen du testicule normal représenté par 18 et le poids du testicule atrophié par la paralysie représenté par 9,80. nous avons :

Proportion : 1,410 : t. 089 : : 18 : a; 1,410

D'où se déduit de la façon la plus claire la loi suivante :

« — Chez les aliénés les diminutions en poids de rencéphale. M dues au processus d'atrophie involulive précoce, trouvent une « correspondance à peu près exacte dans la diminution propor- « tionnelle du poids des testicules. »

CRITÉRIUMS GÉNÉRAUX û'ANATOBnE PATHOLOGIQUE DE LA FOLlE 429

Pour les femmes je rapporte neuf observations : 7 sont mortes de démence consécutive, et 2 de démence paralytique. Sont exclus les formes séniles et les sujets d*ftge hors de la moyenne, trop jeunes ou trop vieux. Les femmes mortes de démence paralytique étant rares dans cet asile, celles mortes de démence consécutive répondent aux exigences de la démonstration analogue faite plus haut pour les hommes^ tant, comme je Tai démontré ailleurs, la démence consécutive dans ses bases anatomo-pathoiogiques, par rapport à Tatrophie des organes, est semblable à la démence paralytique qui, dans ses états ultimes, est la plus haute expression de la sénilité précoce, peu différente de la sénilité normale ou anticipée. Considérant comme moyenne normale du poids de Tencéphale des femmes saines le chiffre de i,262, on verra plus loin comment, en particulier et dans la moyenne générale, le poids est réduit chez les démentes ; et considérant comme normal le poids moyen des ovaires de la femme adulte et saine, représenté par 6 grammes^ on verra également, en particulier et dans la moyenne générale, la réduction en poids des ovaires chez les femmes affectées de démence.

TABLBAU II

Réduction en poids de l'encéphale et des ovaires des femmes mortes

de démence

OVAIRBS

Poids de l'encéphale droit gauche

R. F l.HO 4 3

430 8. VENTtJAI

L'on a donc que la moyenne du poids de Tencéphale chez les femmes atteintes de démence est de i.013 et la moyenne du poids des ovaires est de 2^72. Il s^ensuit que chez les femmes, si la loi de corrélation entre les réductions en poids de Tencéphale et des ovaires ne répond pas àTexactitude proportionnelle que nous avons trouvée chez les hommes, elle présente cependant avec elle des rapports de la plus étroite approximation.

« Les démonstrations qui précèdent affirment la conception « soutenue pur moi que, aussi bien dans les lois du développe- « ment physiologique et psychologique, que dans les faits « cliniques et dans les altérations pathologiques, il y a invaria- « blemeiit corrélation entre les destinées de la vie psychique « et celles de la vît sexuelle. »

Cette proportionnalité de réduction en poids entre le cerveau, les testicules et les ovaires étant établie sur le cadavre, voyons si (le ce fait on pourrait tirer un critérium clinique qui pût servir à présumer chez le vivant^ par la connaissance de Tétat d'un organe, l'état de l'autre. Et puisque chez le vivant on ne peut examiner le cerveau, mais le testicule et non Tovaire, voyons si le testicule peut quelquefois, par les conditions visibles à un examen extérieur et approximatif, donner un critérium plus ou moins exact pour diagnostiquer un état corrélatif de réduction en poids de Tencéphale.

Puisque la comparaison entre la moyenne de Tindice testiculaire des déments et des sains étant faite^ cet indice ne varie pas, il nous faut donc déclarer que le testicule des uns et des autres, bien qu'il se réduise en poids chez les premiers, ne varie pas de forme : ainsi, pour avoir une mesure approximative du volume testiculaire, il suffira pour chaque organe, ou pour la moyenne totale, de sommer le chiffre du diamètre longitudinal avec le transversal.

Or, nous savons que tandis que le volume moyen des testicules chez les sains est à peu près de 64, celui des déments est de 60 environ. Bien que la différence entre le volume des testicules sains en comparaison avec les malades ne soit pas dans la même proportion que le poids comparatif des uns et deâ autres, comme

CftlTÉRlUMS 6ÉNÉHAUX D^ANAtÔMlB PATHOLOGIQUE DK LA FOLIE 43'i

nous Tavons vu plus haut, cependant le fait général, si bien aflirmé, sufGt pour conclure non seulement qu'à la réduction de poids correspond une diminution de volume quelconque, mais aussi que de celle-ci, constatable par des moyens approximatifs chez le vivant, on peut retirerun critérium approché de Tatrophie cérébrale qui« si peu qu*il vaille isolément, peut avoir une valeur s'il est uni à l'appréciation de Tensemble des autres symptômes concomitants.

Que si le critérium de la mesure donnée par les chiffres ne suffisait pas, il y aurait un critérium plus exact fourni par les altérations de consistance des testicules eux-mêmes, accompagnant les réductions de volume et par conséquent de poids. En fait, la consistance des testicules étant divisée en trois degrés, durs^ quelconques et mous, on a sur 30 aliénée la proportion suivante :

Durs Mous Quelconques

tandis que sur 30 individus sains d'esprit Ton a :

Durs Mous Quelconques

Ce qui précède démontre donc la loi suivante :

« La réduction en poids des testicules est accompagnée, avec

« beaucoup d*approxiniation, par une diminution de volume et

« de consistance. Par ce moyen, chez le vivant, par la diminu-

« tion de la somme des diamètres des testicules et par la

« diminution de leur consistance, on a un critérium approxi-

« malif utile pour diagnostiquer l'atrophie cérébrale corrélative

« et jusqu'à un certain point son degré. »

Outre ceux que j*ai rapportés et qui sont d'importance fondamentale, il y a beaucoup d'autres faits de l'anatomie pathologique qui portent à la même démonstration de Tanalogie du processus de dégénérescence entre la démence et la sénilité. Je ne puis me perdre en détails superflus et connus.

432 tf. ybutori

Résumons les faits principaux :

Le cœur, le foie, les reins, etc., chez les déments chroniques, déments paralytiques, séniles, alcooliques, sont diminués en poids et en volume; les os sont plus fragiles, moins pesants, calcaires, les tissus sont beaucoup plus mous ; les veines variqueuses, les plaies du décubitus fréquentes. Je ne répète pas ce que nous avons dit par rapport aux dents, aux ongles, à la calvitie, à la décoloration des cheveux, etc.

Les aliénés ont aussi avec les vieillards une analogie dans la morbidité; ils n'éprouvent pas souvent des processus infectieux et sont de plus disposés aux maladies de la nutrition. Ils ont enfin, comme les vieillards, Taffaiblissement par les processus morbides incidents, les anomalies de la fièvre et de la douleur, les réflexes du pouls et de Ténergie nerveuse (1).

(!) Voyez Venluri, Sur le typhus pellagreux (Gazette médicale. Province de Venise 1880).

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