Actuellement député du Gard à la Chambre des députés
témoignages d'estime me venant de la jeunesse sérieuse qui arrive sur la scène, et qui va nous remplacer. Un de mes amis me le disait hier d'une manière très-vive : « Ce qui pousse est pour nous, et il nous faut travailler pour les bourgeons, non pour les branches déjà gâtées ou sèches. »
Continuez, chers messieurs, par l'étude et par la rectitude de la conscience, à préparer l'avenir du pays.
Veuillez agréer l'assurance de mes sentiments tout sympathiques.
DXXXVIIl.
A M. GUSTAVE DELANGRE*.
Ce 12 mai 1868.
Cher monsieur,
Rien ne peut être plus agréable, quand on est déjà sur la pente oii l'on s'en va, que de recevoir des témoignages d'intérêt et d'alfection de la part de ceux qui viennent. Je vois que vous êtes au terme de vos études classiques et que dans deux mois vous ne serez plus un élève. Vous possédez tous les éléments qui font le jugement juste et sûr : il ne manque plus que l'expérience, et cette expérience, la droiture naturelle à la jeunesse la compense bien souvent et fait même mieux que de la compenser. Car avec le trop d'expérience arrivent le dégoût et moins d'amour pour la