‹ CorrespondanceChapitre 166 sur 223 · A M. CHARLES RITTER · texte numérisé non relu

A M. CHARLES RITTER

Ce 24 mai 1868.

Monsieur,

Votre lettre me révèle un ami ancien, et ajoute par là au prix du suffrage que vous voulez bien m'accorder. Il faut obéir aux différents âges et tâcher de donner son fruit en chaque saison. Le goût nous le conseillerait, quand la

1. M. Charles Ritter, professeur à Morges, ami et disciple de Strauss, dont il a traduit et publié un volume d'Essais d'histoire religieuse et de Mélanges littéraires^ précédés d'une introduction par M. Ernest Renan (un vol. in-8°, chez Michel Lévy, 1872). .

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conscience ne nous le commanderait pas. — Nous auroni terriblement à faire, et je sens avec peine que, par mo état de santé, je ne pourrai toujours être là pour veillu aux questions et rappeler les principes. Et puis on ne deviei pas orateur à mon âge, et ce n'est qu'à force d'escarmou cher souvent qu'on se trouve prêt les jours des grand( batailles.

Mais enfin on fera ce qu'on pourra, afin de ne poii manquer à la charge qui nous incombe et à l'estime d( liojjnêtes gens.

Veuillez agréer l'assurance de mes sentiments les pli distingués et dévoués.

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