‹ CorrespondanceChapitre 217 sur 223 · A M. CARO K · texte numérisé non relu

A M. CARO K

Ce n octobre 1869.

Monsieur,

M. Sainte-Beuve, dans ses souffrances, prétend que nous venons de trouver un nouvel agent agréable et d'une esthétique toute pratique et délicieuse.

Le malade est à bas d'esprit : il ne peut rien entendre, rien supporter; mais tout à coup on apporte un certain extrait de Caro et goutte à goutte on commence...

Quelle douceur ! quel apaisement ! que de vérités tamisées qui se font jour, non sans quelques petits remords!...

Mon cher Caro, vous êtes bien aimable.

1. Béponse à son article de la France du 5 octobre 1869. — Sainte-Beuve était mourant quand il dicta ce billet; il n'avait plus trois jours à vivre (il mourut le 13).

APPENOICE.

Voici la page de M. Joseph Hornung, extraite de sa brochure Genève et le Séparatisme, et à laquelle Sainte-Beuve fait allusion ci-dessus, dans sa lettre du 28 décembre 1866 (page 117) :

« La multitude des pauvres, des faibles, des ignorants, ne peut rien par elle-même dans l'ordre spirituel. Si les hommes instruits sont le plus souvent les esclaves de la tradition, à bien plus forte raison les petits. Partout ils acceptent ce qu'on leur donne, et sont ce qu'on les fait. Dans les pays catholiques, ils sont à la merci du prêtre : dans nos heureuses contrées, ils sont au bénéfice d'une culture nationale, qui se communique à eux par les établissements officiels : ils se trouvent sous une tutelle vraiment intelligente et surtout vraiment désintéressée. — Supposez,

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