‹ CorrespondanceChapitre 53 sur 66 · A ETIENNE CARJAT · texte numérisé non relu

A ETIENNE CARJAT

Janvier 1837.

Monsieur, la gaieté des gens d’esprit ne m’a jamais fait peur; faites de moi ce qu’il vous plaira (1).

A VEDITEUR CHARPENTIER

| Jeudi, 9 février 1887.

Mon cher Charpentier, | J airéfiéchi depuis que je vousai vu; si nous devons faire un nouveau traité, denouveaux comptes sont sans importance. Nous sommes bien prés de nous entendre et il serait inutile que, moi malade, aidé d’un expert, | Jaille revoir des chiffres dont’nous n’avons plus que | faire.

(1) Publié le 22 janvier 1857, par le Polichinelle & Paris, qui lui avait | demandé l’autorisation de publier son portrait-charge.

I] ne s’agit donc que du ¢raité; nous en savons tous les deux les conditions.

Une fois convenu des deux parts, le reste n’est rien (1).

A vous.

(1) Cette lettre ne parvint pas 4 son adresse. M™* Martellet raconte dans ses Souvenirs qu'elle la mit dans son maachon ou elle la retrouva aprés la mort du poéte. — « Il était question, dit-elle, de céder ses cuvres complétes pour une pension viagére. M. de Musset, pour étre tranquille et éviter les comptes et les chiffres, aurait tout accepté. »

La mémoire de M™* Martellet ne me semble pas trés fidéle sar ce point. En tout cas, elle al’air d’ignorer que, postérieurement a cette lettre, Alfred de Musset en écrivit deux autres a son édileur au sujet du traité qu’il était disposé a signer avec lui. Dans 1a premiére, en date du 16 février 1857, il s’étonnait qu'il ne lui eit pas fait le versement mensuel de 200 fr. dont ils étaient convenus. « Je puis recoonaitre ce qui est juste, disait-il, mais non céder & des menaces inutiles. » Dans la seconde, datée du 20 mars suivant, il lui demandait s’il était vrai qu’ils ne pussent s’entendre et le priait de lui fixer un rendezvous,

Les deux lettres ont été vendues 45 et 48 fr.au mois de janvier 1907, dans la collection d’autographes provenant de la succession de Georges Charpentier,

Lettres sans date

Page 1