‹ CorrespondanceChapitre 56 sur 66 · COLLECTION CHARPENTIER · texte numérisé non relu

COLLECTION CHARPENTIER

En dehors des lettres que j’ai mentionnées en différents endroits dans le corps de ce volume, on en a vendu une vingtaine d’autres, a la fin du mois de janvier 1907, qui faisaient partiecomme elles de la collection d’autographes de Georges Charpentier. Elles étaient adressées pour la plupart au pére de cet éditeur. Je les résumeici d’aprés le catalogue de la maison Charavay, en y ajoutant les prix de vente de Vhétel Drouot.

Ne 4g, 13 aodt 1850. — Il lui envoie les épreuves du Chandelier corrigées avec soin. « Ce sera une édition choisie de la piéce: la seule bonne. » — Vendue 3: fr.

N° 50,27 juin 1851. — Il lui demande de Je sauver d’une Saisie imminente en prenant A son compte un billet de 1200 fr.— Vendue go fr.

N° 51, 1853. —Il se plaint de la mauvaise composition des épreuves qu’on lui a soumises. « C'est un métier que je n’ai jamais fait.I] y a dans lesimprimeries des gens payés pour cela. » — Vendue 45 fr.

N° 52, s. d. — & lettres ou billets relatifs & la correction des épreuves. — Vendus 5o fr.

Ne 53, 22 septembre 1854. — Ila besoin d’aller aux bains de mer pour se remettre, et il lui faudrait mille francs tant pour le voyage que pour désintéresser son propriétaire avant de partir. — Vendue 120 fr. (II s'agissaitdu voyage au Croisic, qu'il fit & cette époque et dont il parle dans les lettres CLXXVI et CLXXVII de ce volume).

N° 56, jeudi 11,s. d.,4 Plon, l'imprimeur. — I] luidemande de quel droit il compte mettre sous presse sans avoir son bon a tirer. — Vendue 45 fr.

N° 58, 2 novembre, s. d., 4 Charpentier. — Il lui demande s'il est allé chez Berrurier, l’huissier, et le prie de ne rien faire sans l’avoir vu. — Vendue 55 fr.

N° 5g, s. d. — I] lui reproche vivement d’imprimer et vendre sans lui rendre de comptes. — Vendue 3g fr.

N° 60, s. d.— Il a été trompé par de faux renseignements: il redemande la lettre qu’il lui a écrite et serait au désespoir qu'elle pat s’égarer. — Vendue 33 fr.

N° 61, g mars 1857. — Il lui demande une réponse catégoriqueau sujet de l’impression de deux manuscrits. — Vendue 35 fr.

Ne 62,s. d.— Il demande des épreuves et dit qu’il a décidé d’imprimer le vers:

J'ai fait mon chant du saore et je peux me relire (1).

Vendue 35 fr.

Ne 63,s. d. —I] est disposé & prendre les engagements qu‘il lui a demandés & condition que |’on fasse de suite les éditions qui lui permettront de le rembourser. —Vendue 3g fr.

N° 64, s.d.— I le prie de s’entendre avec Hetzel pour une édition de ses ceuvres. — Vendue 39 fr.

Ne 66, s. d. — Il lui demande une avance d'argent. « Je n’ai httéralement pas le sou, c’est-d-dire que je ne sais pas du tout comment j'irai jusqu’'au bout du mois. Encore me faut-il diner pour faire une nouvelle. » — Vendue 155 fr.

(1) Sur ce vers, voir p. 266 dut.I de notre Alfred de Masset.

TABLE ALPHABETIQUE

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