ADDIO
A HIPPOLYTE LUCAS
Mon cher ami, Je suis bien reconnaissant de votre article ; tout
LUI. — Date de la poste.
Liv. — Publ. par H. Lucas.
NOVlCMimK l84l AOUT 1 853
le inonde m'en a parlé hier; il était excellent et cliariuant.J('(M()is(ju'il l'erai^ran(li)ieii an li\Te(i lO), parce (pi'il y a là volie nom et celni fin journal, et de plus parce que vous avez su exciter la cui'iosité du public pour l'ouvraj^e qui risrpiait hien autrement de faire le peu d'ett'ct d'une impression de voyage quelconque. Encore une fois, grand merci. Le Sartorius a puusst; les hauts cris en entendant pariei" d'un livre quelconque à mettre an jour, dans l'f'tat des affaires. Il dit qu'on ne vendrait pas 3oo exemplaires. Cependant, ce serait déjà peutêtre couvrir une partie des plus gros frais, et, en attendant un peu, on gagnerait l'hiver. Si vous vouliez faire comme moi de compte à demi avec lui, je crois la chose possible et de plus qu'il est le seul homme fini saurait en vendre à l'étranger plus que d'autres, à Paris autant que d'autres. De plus, ( 'est l'honnêteté même que cet éditeur. J'irai causer de cela avec vous un de ces matins. Car je voudrais en faire autant pour autre chose.
Adieu et à bientôt.
GÉRARD DE NERVAL
AU DOCTEUR A... [aUSSANDOu] (1I7)
28 avril 18^9.
Mon cher ami,
Xe t'inquiète pas si j'ai découché ; c'est la faute
LV. — Piibl. dans lu Correspondance littéraire, 8 novembre i85i.
l56 CORRESPONDANCE
à Théo. Il était passé minuit quand nous sommes sortis de chez un de ses amis, où il m'avait invité à dîner. De sorte que, ne voulant pas réveiller ta portière, je suis allé coucher à l'hôtel. Aujourd'hui je dîne en ville, et je ne sais pas encore si je pourrai rentrer ; mais je le pense bien.
Ton affreux ami,
GÉRARD