LXXXVII. — Date de laf poste
NOVi^MBKE 18/41 AOUT l853 1q3
ail»' chez Théo pour le portrait ; il m'a parlé avec grande estime du peintre (161). Je vais à l'Artistp mettre une note pour relui qui fait le salon, c'est sans doute Clément de Ris. Je vais tâcher de voir au Pays si c'est Saint-Victor — et d'autres. — J'en ai entendu parler de tous côtés très favorablement et comme d'une belle chose.
Il paraît qu'il tait chaud là-bas, ici cela comdîience. Quand revicndrez-vous ? On m'avait dit que vous iriez peut-être jusqu'en Italie. C'est cela qui serait beau et j'en serais bien content pour vous malgré l'éloig-nement. Ici on ne parle que de guerre, ce qui a surtout l'inconvénient de rendre les transactions difficiles. Du reste, il n'y a rien de nouveau comme toujours. Quand vous reviendrez, vous retrouverez les mêmes bons hommes faisant les mêmes mouvements de tête, de braset de jambes, comme les petites fig-ures qu'on fait travailler en versant du sable. Le plus actif, c'est toujours (iorg^es.qui a reçu ce mois-ci un second versement confirmant son affaire. Moi, j'ai presque terminé le prospectus. Je me trouve enfin tout à fait bien portant, car jusque-là j'avais encore des papillons noirs. Je suis un grand chien de ne pouvoir vous dire combien jo vous dois et à quel point vous m'avez sauvé cette année comme l'autre, d'autant plus que j'ai reçu la lettre et tout. Il est impossible qu'une créature ait plus de reconnaissance pour
une autre, mais tout cela vous sera compté ailleurs; vous le dire est tout ce que je puis.
Votre ami,
Suscription : A Monsieur Eugène de Stadler
à Valence-sur-Rhône Poste restante.