CLXXX. — Carlyle à Emerson
Chelsea, le 24 février 1870.
... Je pensais vous écrire une lettre assez longue touchant divers autres points, bien que je sois, comme vous le voyez, réduit au crayon et écrive avec tant de difficulté. (Jamais je n'ai pu m'habituer à « dicter », bien que ma petite nièce, ici présente, soit la promptitude même, vive et lisible comme pas une, et utile, comme une joyeuse veilleuse au milieu de cet élément maintenant sombre, sombre, triste, mais aussi plein d'une beauté et d'une solennité attendrie qui vont croissant sans cesse, dans lequel elle me tient compagnie, la bonne petite « Mary ».) Mais, se mettant en travers de tous ces projets, Ghapman l'éditeur est arrivé, avec des gravures se rapportant à Cromwell, m'entretenant des difficultés qu'elles lui donnent, puis de comptes d'argent, et il ne m'a même pas laissé de temps, à supposer qu'il n'y faille pas autre chose.
Vous devriez recevoir à peu près en même temps que cette lettre votre quatorzième volume ^ {Cromwell I). Je remarque dans nos journaux qu'on annonce votre livre (moitié de la nouvelle édition des Essays), que j'espère recevoir quam primum, pour en éclairer quelques-unes de mes soirées — comme aucune autre chose ne le peut faire, dans la disposition d'esprit qui m'est habituelle maintenant.
Adieu, cher ami, je suis et reste toujours vôtre.
T. Carlyle.
1. Des œuvres complètes, dont Carlyle revoyait alors les épreuves.