‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 102 sur 138 · Voyez les Essais de mofak · texte numérisé non relu

Voyez les Essais de mofak

obligeantes. Comme on vous Fa dit, la réception a été des plus flatteuses. Les deux parties de rassemblée et du Conseil, les constitutionnels et les anticonstitionnels, se stmi réunis pour me prier d*accepter la place de conseiller, et m^ont ensuite élu président*. Sur soaante-quatorxO membres dn conseil et de l'assemblée qui votèrent à ma première élection, il n'j eut qu^e seule voix contraire, sans parler de la mienne ; et après un an de service, à ma seconde élection, je n'eus contre moi qne ma voix. Les prin* cipaoz membres du gouvernement me témoignent tonte l'attention et me prêtent tout le concours désirable, pour me rendre mes fonctions aussi pe« pénibles que possible. Ma seconde année se passe donc commodément et je ne vois pas d'apparence de changement; mais l'avenir est toujours incertain, soit que la Providence ou le hasard le dirige, et la faveur popdaire est si précaire qu'on la perd quelquefois comme on la gagnct en faisant le bien. Je ne compte donc point sur la durée de ma félicité présente, et je ne serais nullement surpris de la voir diminuer, avant la fin de mes fonctions.

En général, ces États jouissent de la paix et de l'abondance. Quelques troubles ont eu lieu dans les gouvernements de Massachusetts et de Rhode-Island. Ceux du premier sont apaisés ; ceux de Rhode-Island proviennent de disputes pour et contre le papier-monnaie ; il est probable qu'ils ne cesseront pas de suite. Le Maryland est aussi divisé pour la même cause : l'assemblée est favorable au papier-monnaie, le sénat le rejette. Chacun de ces corps s'occupe, en ce moment, de gagner le peuple à son parti avant l'époque des élections prochaines, mais il est à présumer que l'assemblée l'emportera. On sait par expérience que le papier- monnaie offre des avantages, quand l'émission en est modérée, mais dès que la circulation ex-

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