‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 123 sur 138 · GEORGE WASHINGTON A B. FRANKLIN · texte numérisé non relu

GEORGE WASHINGTON A B. FRANKLIN

New-York, 23 septembre 1789.

Cher monsieur, Vos compliments affectueux sur le retour de ma santé,

et les chaudes expressions d'amitié personnelle qui sont contenues dans votre lettre du 16 courant, méritent toute ma reconnaissance. La pensée que vous l'avez écrite au milieu des souffrances d'une pénible maladie accroît mes obligations.

Plût à Dieu, mon cher monsieur, qu'il me fût permis de vous féliciter sur la guérîson des douleurs cruelles que vous souffrez. Plût à Dieu qu'une vie qui a été si bonne pour notre pays et si utile à l'humanité pût se terminer doucement pour vous. Si les vœux d'un peuple libre, joints à Tardente prière de tous les amis de la science et de l'humanité, pouvaient exempter notre corps et de la douleur et des infirmités, plût à Dieu qu'à ce titre vous en fussiez affranchi ; mais cela n'est point possible, et vous avez en vous-même la seule ressource qui puisse vous soulager, une âme philosophe.

S'il y a pour le cœur de l'homme quelque douceur à se sentir vénéré pour sa bienveillance, admiré pour ses talents, estimé pour son patriotisme, aimé pour sa philanthropie, certes vous devez avoir la consolation de sentir que vous n'avez pas vécu en vain. Pour moi, je me flatte que parnû les heureux souvenirs de votre vie, vous n'oublierez pas le respect, la vénération et l'affection que vous portera toujours votre sincère ami. george vstashington.

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