‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 127 sur 138 · A SAMUEL MOORE · texte numérisé non relu

A SAMUEL MOORE

Philadelphie, 5 novembre 1789.

Cher Monsieur,

J'ai reçu votre lettre du 25 juillet, mais je n'ai pas eu occasion de rendre aucune politesse au porteur, qui vient, dites-vous, sous les auspices de William Franklin; il n'est pas venu me voir.

Je vous suis obligé de l'intérêt que vous prenez à ma santé; elle est tolérable, la pierre exceptée; j'ai une bonne constitution, et, sans ce mal, j'aurais pu tenir encore quelques années.

J'espère que ce feu de liberté, qui gagne toute l'Europe, agira sur les inestimables droits de l'homme, conmie le feu sur l'or; il purifiera sans détruire; et un ami de la liberté pourra trouver une patrie dans toute la chrétienté;

Je vois avec plaisir dans les journaux que notre Société^ subsiste toujours, et continue d'être florissante. J'ai été un de ses premiers membres : car, lorsque M. Shipley m'envoya la liste des souscripteurs, il n'y en avait encore que soixante-dix; et, quoique je ne m'attendisse pas alors à aller en Angleterre, et à coopérer aux travaux de la Société, j'envoyai une souscription de vingt guinées , en considération de quoi la Société voulut bien me regarder plus tard comme un de ses membres.

Je souhaite à l'industrie de vos fabricants, qui, en général, est excellente, comme au zèle et à l'ardeur de vos commerçants, qu'on dit francs et honorables en affaires, tout le succès que méritent les soins qu'ils prennent pour favoriser la prospérité de votre pays.

1. Secrétaire de la Société de Londres pour V encouragement des arls , des manufactures et du commerce,

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