Aîleyne Fitzherbert, créé plus tard lord Saint-Hélène
2. Frankliii qui voyait plus clairement que personne Tavenir des États-Unis, attachait une importance extrême à la libre navigaftion du Mississipi. « Nous sommes pauvres, écrivait-il, mais je sais que nous serons riches; aussi j'aimerais mieux acheter aux Espagnols, et à prix d'or leur droit sur le Mississipi, que de leur vendre une seule goutte de ses eaux. Autant vaudrait qu'un voisin me demandât de lui vendre la porte de ma maison. » Parton, t. II, p. 389.
On a mis entre mes mains xm récit du terrible massacre des Indiens moraves. Je vous l'envoie afin que vous voyiez comment le fait est représenté en Europe. J'espère qu'on prendra des mesures pour sauver ce qui reste de ce malheureux peuple*
M. Laurens est à Nantes, ot il attend une occasion pour passer en Amérique avec sa famille. Sa santé est malheur reusement très-mauvaise. Peut-être Tair de lamer le guérira-t-il et le rendra-t-il bien portant à sa patrie? Je le souhaite de tout cœur. Il a beaucoup souftert de sa prison. Ayez la bonté, monsieur, de présenter mes respects au Congrès, et de l'assurer de mon fidèle service. Avec une grande estime, etc. B. F.
A Sm JOSEPH BANKS '.
Paasy, 9 septembre 1782.
Cher monsieur,
Je viens de recevoir l'obligeante et aimable lettre que vous avez eu la bonté de remettre au docteur Broussonnet. Soyez sûr que je soupire après le retour de ce temps paisible, où je reprendrais ma place au milieu de mes bons amis les physiciens anglais, oh nous pourrions nous communiquer mutuellement nos nouvelles découvertes et perfectionner les anciennes; sans autre ambition que d'accroître le pouvoir de l'homme sur la matière, de prévenir ou de diminuer les maux auxquels il est exposé et d'augmenter le nombre de ses jouissances. Que je serais plus heureux, ainsi occupé dans votre chère compagnie, que je ne le suis dans celle de tous les grands de la terre, qui pour arriver au plus grand bien sont toujours occupés à projeter le mal.
Je suis charmé d'apprendre, par le docteur, que vous