‹ Correspondance (volume 3)Chapitre 58 sur 138 · Secrétaire du Congrès pendant toute la révolution · texte numérisé non relu

Secrétaire du Congrès pendant toute la révolution

curité dangereuse. Ne nous laissons pas énerver et appauvrir par le luxe, ni affaiblir par des querelles et des divisions intestines. N'ayons pas la honteuse extravagance de contracter des dettes privées, tant que nous serons en retard d'acquitter honorablement les dettes publiques. Ne négligeons pas les exercices et la discipline militaire; enfin ménageons-nous des magasins d'armes et des munitions de guerre, pour être prêts à Toccasion. Toute autre conduite enhardirait nos ennemis et découragerait nos amis. Les dépenses qui suffisent à prévenir une guerre, sont fort au-dessous de celles qui sont absolument nécessaires pour la soutenir, lorsque l'on n'a pas su l'éviter.

Je suis toujours en suspens sur la décision du Congrès, relativement à Toffre que j'ai faite de ma démission, et à la demande de quelque emploi pour William Temple Franklin. Si on me tient en ce pays un autre hiver, et s'il m'affaiblit autant que le dernier, je ferais aussi bien de me résoudre à finir mes jours en France, car je ne serai plus en état de supporter la fatigue du retour. Pendant ma longue absence d'Amérique, la mort n'a cessé de diminuer le nombre de mes amis , l'attrait du retour s'est affaibli en proportion de ces pertes. Cependant je ne puis faire de dispositions , soit pour un retour commode, soit pour un établissement en ce pays, ni m'occuper de mon petit-fils, tant qu'on me laissera dans l'attente. Ayez la bonté, mon cher ami, de me donner sur ce point quelques renseignements particuliers.

Je suis, etc. B. F.

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