Voy. les Essais de morale et d'économie politique
Quant au second, on pent démontrer mathématiquement que sous l'empire des lois actuelles, c'est une impossibilité. Le bien reste entier, mais la famille se divise continuellement. Le fils d'un homme n'appartient à la famille paternelle que pour moitié, le petit-fils n'y a plus qu'un quart, l'arrière-petit-fils qu'on huitième, le suivant qu'un seizième. Par l'effet de cette progression il suffit de neuf générations, pour que le dernier propriétaire n'ait plus qu'un cinq cent douzième du sang du premier possesseur; encore faut-il supposer que dans ces neuf générations la fidélité chez les femmes a été aussi certaine qu'elle l'est chez les dames d'aujourii'hui. Franchement la part est trop petite pour qu'on doive s'en inquiéter, au point d'empêcher de détruire les substitutions et de partager les terres, deux choses qui serviraient beaucoup à la prospérité du pays ^
Avec une grande et sincère estime, et mes meilleurs vœux pour le succès de votre entreprise patriotique, j'ai l'honneur d'être, monsieur, etc. B. F.