‹ Correspondance (volume 4)Chapitre 21 sur 115 · C'est un petit nègre · texte numérisé non relu

C'est un petit nègre

de le lui vendre, c'est ce que j'ignore. En attendant, ce n'est pas une dépense pour nous.

Les récits que vous me faites des mariages de nos amis me plaisent fort. J'aime tout ce qui tend à augmenter le nombre des braves gens. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel honteux degré il est ici de mode de vivre célibataire. Sur une société de douze personnes de naissance et de fortune, on peut parier qu'il y en a onze qui ne sont pas mariées. La plainte générale, c'est l'excessive dépense des femmes anglaises.

Gomme vous, je suis très-affecté du malheur de notre ami M. Griffith. Gomment cela a-t-il pu arriver? Il est terrible, cet incendie de Boston; je souscrirai ici pour les victimes. Je crois qu'en général nos parents n'ont pas été atteints, mais quelques-uns de mes amis doivent avoir beaucoup souffert.

J'espère que cette année vous ne vous plaindrez pas comme l'an dernier d'être si longtemps sans lettre. Je vous ai écrit très-souvent, et je ne serai pas gêné pour écrire cet été, autant que je l'ai été l'an dernier. J'espère que notre ami Bartram * est rentré sain et sauf dans sa famille. Rappelez-moi à son souvenir de la façon la plus amicale.

Le pauvre David Edwards est mort de consomption cette semaine. Un de ses amis m'avait écrit que le pauvre homme était depuis longtemps malade, incapable de faire ses affaires, et logé en garni à la campagne . Je craignais qu'il ne fût gêné, car il n'a jamais eu la prudence de rien économiser. Aussi je lui écrivis immédiatement que, s'il avait besoin d'argent, il pouvait tirer sur moi pour cinq guinées. Mais il est mort avant d'avoir reçu ma lettre. On me dit que son hôtesse l'a fait enterrer et a pris ce qu'il a laissé ; ce ne peut pas être grand'chose, et il reste quelques petites dettes. A Bury, où il a vécu quelques années, il avait bonne répu-

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