A HUGH ROBERTS
La vieiUe Junte.
Londres, 26 février 1761.
Cher ami,
Te crois que jo vous ai déjà accusé réception de votre honorée du 15 du 5* mois 1760. (Je me sers de votre notation, parce que je ne saurais vous dire quel est ce mois, sans compter.) Je vous en remercie une fois encore. J'ai reçu votre lettre par la main de votre fils , et j'ai eu par conséquent le plaisir de voir qu^il était devenu un jeune homme solide et intelligent. Vous en aurez beaucoup de satisfaction, et je vous en félicite cordialement.
Je suis charmé d'apprendre que l'Hôpital est toujours maintenu'; j'écris aux administrateurs, par ce paquebot. Dans mes voyages en Angleterre et en Ecosse j'en ai visité plusieurs du même genre et qui étaient tous en bon chemin. Je vous envoie quelques-uns de leurs comptes et de leurs règlements qu'on m'a donnés. Peut-être y trouveronsnous une ou deux bonnes idées; je crois que nous pourrons faire ici une petite collection de ces pièces, mais je ne puis promettre qu'elle sera fort considérable.
Vous me dites que vous visitez quelquefois notre vieille Junte; je voudrais que vous le fissiez plus souvent. Je sais que tous ses membres vous aiment, vous respectent, et regrettent de ne pas vous y voir plus souvent. Quand on ne se voit que rarement, on devient étranger l'un à l'autre, et l'on ne s'entend plus si bien. Puisque nous avons été fidèles à ce club, jusqu'à ce que nous ayons blanchi ensemble, restons-y fidèles jusqu'à la fin. Pour moi je trouve que j'aime la société, une causerie, un verre, et même une