‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans, né princesse palatine, mère du régent \Chapitre 8 sur 21 · AVERTISSEMENT. XV · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XV

dicé de 280 pngos imprimées en petit caractère, et contennnt 700 notes remplies de détails piquants, de recherches neuves sur la cour de France au milieu du dix-septième siècle, sur les usages, la littérature de cette époque. Ce volume n'a été tiré qu'à petit nombre, et c'est aujourd'hui une rareté bibliographique des ph.is recherchées et des plus difficiles à rencontrer. Grâce à une érudition persévérante, une foule de faits curieux qui ne se rencontrent pas ailleurs s'y trouvent réunis.

Nous avons donné place dans nos notes à quelques extraits empruntés à ces recueils manuscrits de chansons qu'il ne sera jainais possible de publier en entier, mais qui présentent une abondante moisson de traits piquants et d'anecdotes trop souvent véridiques. Nous n'avons rien épargné en un mot pour que le livre que nous offrons au public fût digne d'occuper une place honorable dans toute bonne bibliothèque, à quelque distance des Mémoires de Saint-Simon.

Nous avouons que parfois la crudité des anecdotes que raconte Madame, la hardiesse de ses expressions, nous ont causé quelque embarras. La princesse ignorait les bienséances ' ; et, d'ailleurs, il est .juste de reconnaître qu'à cette époque les personnes les plus distinguées employaient sans scrupule des mots que la pruderie moderne repousse avec effroi. Le dialecte du Palatinat avait, sous la plume de

de lettres snr VOr(ianisation des bibliolhrques publiques (Paris, is*5, chez Franck ). 11 forme la (|iiatrième de ces lettres.

' On est saisi de surprise en voyant Madame, ('■cri van ta une personne non mariée, entrer hardiment dans les pliis scabreux drlails. Les vices honteux qui régnaient à la cour de Monsieur avaient familiarisé la princesse avec l'idée de désordres qu'on n'ose indiquer, mais lien ne saurait excuser des lettres telles que celles qu'elle éciit le 30 septembre 1705 et le 3 décembre de la même année; elle entre naïvement dans des détails qui, à coup sûr, ne se trouvent dans aucune lettre de femme.

Quant il la grossièreté de certaines expressions, il faut observer que l'on était, il y a un siècle et demi, beaucoup moins sévère qu'à piésent. Le Quarlerly Rtview remarque fort bien que Swift, en reproduisant quelques traits d'esprit de sa Stella, montre que sous le règne de la reine Anne, les dames pouvaient fort bien admettre dans leur vocabulaire des mots qui aujourd'hui ne sont employés que dans la lie de la société.

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