‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle (volume 5)Chapitre 104 sur 164 · Lettres de naturalisation · texte numérisé non relu

Lettres de naturalisation

2. Zwey mal liundort tauszon (d) millionon. — Le chiffra est faux évidommoiit, mais la guerre de la succession d'iîspagno avait coûté 1,55 uiiUijns.

DE MADAME, DUCHESSE D'ORLÉANS. 2ô7

11 /"aut que le czar ait été ivre quand il a coupé la tête à ce pauvre peintre, car quand il est à jeun il n'a plus rien, dit-on, d'un barbare russe, mais quand il a bu cela le reprend...

Ce que la princesse de Galles m'a mandé de la mort de Goertz m'a fait venir les larmes aux yeux : elle m'écrit que le duc d'Holstein' lui a fait dire avant qu'il ne mourût qu'il ne lui rendait pas ses bonnes grâces et que de sa vie il ne s'occuperait ni de ses deux fils ni des siens, qu'il n'avait qu'à les recommander à qui il voudrait. Ce qu'entendant Goertz doit avoir dit : Si le monde est ingrat à ce point, je le quitte et meurs avec joie. Le duc ne perdra rien en ma personne. Du moment qu'il ne sait pas reconnaître les serviteurs fidèles, il n'en aura amais...

La maladie de madame la duchesse - vient de ce qu'elle boit trop d'eau-de-vie et de ce qu'elle mange outre mesure. Dès qu'elle se sent un peu mieux elle ne se modère plus quant au boire et au manger, et éprouve une rechute. C'est un miracle qu'elle puisse vivre encore, elle est diaphane, dit-on, et baisse de jour en jour...

C'est à Heidelberg qu'on trouve les meilleures myrtilles. On n'en trouve point aux environs de Paris; on m'en apporte de ]Normandie, mais elles ne sont pas aussi bonnes que chez nous, elles sont bien plus pcti-

1. fiocrtz, avant d'être an service de Charles Xll, avait ct'i conseiller piivé et maréchal do la cour de ce duc.

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