‹ Correspondance complète de madame duchesse d'Orléans née Princesse Palatine, mère du régent; traduction entièrement nouvelle (volume 5)Chapitre 144 sur 164 · M™« d'Avernc (Journal do Marais, II, p · texte numérisé non relu

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me soulagent en rien. Que le Tout-Puissaut me donne de la patience, j'en ai grand besoin ; mais c'est un bonheur pour moi qu'il me délivre de mes souffrances et me retire de cette vallée de larmes. Ne vous affligez donc pas trop si vous veniez à me perdre : ce serait le plus grand bonheur qui pût m'arriver...

Saint-Clûud, ce jeudi 26 novembre 172-2.

... En sus de ma maladie, j'ai autre chose encore qui me chagrine fort : notre pauvre vieille maréchale de Glérembault est gravement malade...

Saint-Cloud.ce samedi 29 novembre 17221.

Bien-aimée Louise, vous ne recevrez aujourd'hui qu'une bien courte lettre de moi, car, premièrement, je suis plus mal que je n'ai encore été, — je n'ai pu fermer l'œil de toute la nuit; — et, secondement, nous avons perdu hier matin notre pauvre maréchale. Elle est morte subitement ; non pas qu'elle ait eu une attaque d'apoplexie, non : la chaleur vitale l'a abandonnée. On dit qu'elle s'est refroidi l'estomac en prenant trop d'aigre de cèdre. Cette mort me cause un véritable chagrin, car c'était une dame d'une haute intelligence et douée d'une excellente mémoire ; elle était fort savante, mais elle n'en laissait rien paraître. Jamais elle ne faisait montre de sa science, à moins qu'on ne lui posât une question. Elle a nommé son

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