I. 'archiduc, corapétitour do Pliiliiipc V
A LA r.ADGRAVE LOUISE.
Versailles, le 14 décembre HIO.
... Hier soir nous avons eu une grande frayeur, mon fils, le duc de Berry et moi; le pauvre duc en est tout pfde aujourd'hui encore. La duchesse soudain tomba en synco.pe ; nous crûmes que c'était une attaque d'apoplexie, mais après que la duchesse de Bourgogne lui eût aspergé la figure de vinaigre, elle revint à elle, et d'affreux vomissements la prirent. Il n'y a rien d'étonnant à cela : pendant deux heures, à la comédie, elle n'a fait que manger toute sorte d'horreurs, des pèches au caramel, des marrons, de la pâte de groseilles vertes et autres, des cerises sèches avec beaucoup de limon dessus, puis à table elle a mangé du poisson et bu entre temps. Se sentant mal, elle n'a voulu rien en laisser paraître et s'évanouit. Aujourd'hui elle est de nouveau alerte et bien portante, mais avec sa manie de manger gloutonnement, elle se rendra bien malade, car elle ne veut pas croire ce qu'on lui dit. Mais en voilà bien assez sur ce chapitre...
Je suis heureux que la chasse vous plaise, mais il faut que je rie de ce que vous ignoriez à ce point les termes de vénerie. En allemand, je n'en pourrais parler, mais en français je m'y entends, et cela à fond; je dirais : « Un cerf de dix cors cistoit, accompagnes de deux daquet, mais le chien ayant sépares leurs cerf, l'ont bien chasses, les chien ont bien tournes sur les voyes, les relais ont estes bien donnes, la vieille meutte les '- 6 chien, welsi va vous hette