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-2i'-î COURESPONDANCE
à la tête. On le fait passer pour le plus grand et le plus infâme tyran qu'on puisse trouver sur terre, et pourtant ceux qui le connaissent savent que son plus grand défaut est d'être trop bon. — La princesse des Ursins n'a pas besoin du tout de cajoler Alberoni: ils s'entendent comme larrons en foire. Il y a deux ans ùcyd qu'elle est rentrée en grâce, en Espagne...
Paris, lo -2 février 1719, 8 h. et demie du matin.
... C'est une malédiction que ces affreuses maîtresses. Partout elles causent des malheurs; elles sont possédées du démon. Ma pauvre fille s'en aperçoit bien : la sienne^ est une méchante femme qui fait son possible pour lui enlever totalement son mari. Je ne jurerais pas qu'elle n'ait pas fait flamber le château de Lunéville, car elle hait ma fille bien plus qu'elle n'aime le duc. On a prouvé qu'il y avait un homme qui a fait taire une femme lorsqu'elle voulait crier au feu, en lui disant : « Si vous cries au feu, vous estes morte; » et un autre a dit; « Ce n'est pas moyqui ay mis le feu au chasteau. » Ma fille croit que ça été fait à l'instigation de la vieille ordure-, qui a voulu la faire brûler pour se venger de moi et de mon fils, et lui faire payer ainsi ce qu'il a fait à son duc du Maine et à la duchesse. Je n'en mettrais pas la main au feu; elle est assez méchante pour cela.
.i. Le boiteux a fait croire à M'"^' d'Orléans sa sœur que, si mon fils venait à mourir, il ferait en sorte que