La Tactique
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\I. d'Arras écrit à M. son frère qu'il n'est point mécontent de votre santé. Je compte le voir demain et beaucoup l'interroger. J'irai chercher cet après-dîner la petite sainte; je me prépare à avoir beaucoup de plaisir, car j'aurai l'occasion de beaucoup parler de vous. Actuellement je vais faire mon paquet pour la poste et puis tâcher de dormir.
1*. S. J'apprends dans le moment que M. de Chauvelin mourut hier subitement, jouant avec le roi.
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Paris, ce 26 novembre 177:{.
L'abbé, vous m'avez comblée de plaisirs et de honte : de plaisirs par vos charmantes plaisanteries, et de honte par l'impossibilité que j'ai d'y répondre. Vous avez vu que j'ai donné dans tous vos panneaux, vous avez dû bien rire par le retour de votre première lettre. Les deux suivantes ne m'ont plus attrapées, si ce n'est que j'ai soupçonné M. de l'Isle d'être l'auteur de la roisième interprétation, de l'abbaye de Marmoutiers.
Que dites-vous de la Tactique de Voltaire? n'en ètes-vous pas très-content? Le Te Deiini, l'apostrophe au roi de Prusse, ne sont-ce pas des traits charmants? Le discours de M. de Guibert est un peu long, mais le petit compliment de la fin n'est-il pas joli? Mais laissons les bagatelles, pour parler de l'horrible catastrophe de mardi dernier ^ Y a-t-il rien de plus terrible? vous en savez sûrement tous les détails. Les regrets sont unanimes, (l'était un homme singulier, aimé de tout le monde sans qu'on pût dire quel était son meilleur ami; jamais ennuyeux quoique excessivement grand parleur; très-occupé de lui-même sans choquer personne; on ne pouvait le louer d'aucune qualité en