HERMITE A STIELTJES (t
(Dimanche) Paris. 4 avril 1886.
Monsieur,
Notre Note fera grand plaisir aux amis de M. Reech qui aurait mérité d'appartenir à l'Académie des Sciences, et, comme vous. j'avais été très frappé de l'article dont vous avez tiré une conséquence physique importante. Mais de physique je ne m'occupe guère, je fais une troisième édition de mes Leçons, dans laquelle je corrige bien d'autres inadvertances que celle que vous me signalez [tour la citation du Mémoire de Binet sur les intégrales eulériennes. Sur la question de la fonction de Riemann
je \iens de remarquer que (j(s) pour s positif est toujours entre les limites ~ et 1 ; on a d'ailleurs (j(s) = 1 pour s infiniment grand positif. Vous vous souvenez que je vous ai cherché querelle, l'an dernier, sur cette fonction Çj(s) qui me semble bien mystérieuse, la remarque concernant sa limitation me jette dans un abîme de perplexité.
A vous, Monsieur, bien affectueusement.
(') Note des éditeurs. — Cetlc lettre ne porte pas de date. .Nous l'avons placée immédiatement après celle du 3 avril 1886 qui est un samedi.
Mon
LETTRE 0(). Iû3
Paris, i i juin 1886.
SIEUll,
Ma thèse étant imprimée, je viens vous demander de vouloir bien fixer, en accord avec MM. Darbonv et Tisserand, la date el L'heure de l'examen public.
En même temps, j'espère que vous ne me refuserez |>;is l'autorisation de mettre votre nom à la première page de mon travail en sons le dédianl .
Veuillez bien agréer, Monsieur, l'assurance de ma profonde reconnaissance et de mon entier dévoûment.