‹ Correspondance d'Hermite et de Stieltjes. Publiée par les soins de B. Baillaud [et] H. Bouget, avec une préf. de Émile PicardChapitre 122 sur 276 · HERMITE A STIELTJES · texte numérisé non relu

HERMITE A STIELTJES

3o juin 1886.

MONSIEUIS,

Après avoir demandé au Minisire de l'Inslruclion pul)lique, au nom de la Facullé, de vous appeler à remplir une position dans l'enseignement supérieur, je viens vous prier de vouloir bien me faire connaître si la Faculté des Sciences de Toulouse serait à ^olre convenance, ou bien si vous donneriez la préférence à Lille, où vine place de maître de conférences pourrait également vous être ofî'erte. Le dojen de la Faculté de Toulouse, qui est un de mes élèves, est aussi directeur de TObservaloire; je suis bien sûr que vous auriez avec lui les meilleurs rapports; en même temps, je dois vous dii^e qu'à Lille, où la vie est plus chère, il y a aussi la possibilité d'être appelé à enseigner dans l'Institut industriel, et M. Boussinesq y a été longtemps professeur. En attendant votre réponse, je vous prie, Monsieur, de me permettre de me débarrasser d'une inquiétude; vous avez encore à attendre votre nomination, et je ne puis m'empêcber de craindre pour vous des difficultés c|ue je désirerais extrêmement vous éviter. Excusez donc mon indiscrétion et ne l'attribuez qu'à mes sentiments de sympathie et de bien haute estime que je vous renouvelle en aous félicitant, en mon particulier, pour votre Thèse encore plus vivement et mieux que je ne l'ai fait en public.

Votre bien sincèrement dévoué.

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