IV
A * Monseigneur , ‘Monsieur le Connestable.
Monseigneur, trouvant ce porteur sy à propos, qui s’en reva devers vous, je vous ay bien voulu escripre ce mot de lettre pour vous advertir que hyer madame la mareschalle ma mère et moy arrivâmes en ce lyeu, là où avons trouvé tout vostre petit mesnage se portant aussy bien qu’il est possible. Quant à la terrasse qu’on a commencé ceste année, je vous asseurc, monseigneur, que la trouverez bien fort avancée, et suys asseuré que trouverez ce lieu très amande depuys que en estes party. Monseigneur, nous partons d’icy aujourdhuy pour aller
1. Cette lettre est certainement antérieure à 1.542, puisqu’il y est question du gouverneur des jeunes Coligny, Gaspard et François, qui firent leurs premières armes cette année-là. Mais, d’autre part, la coïncidence du séjour du cardinal de Chàtillon à Lyon le 3o juillet et de la date de l’entrevue d’Aigues-Mortes (i5 juillet 1 538) nous autorise à croire qu’il revenait de cette célèbre assemblée au moment où il expédia le présent message.
2. Cette lettre ne peut être antérieure au premier février i53q (i538 v. s .), date des lettres patentes qui conférèrent le bâton de connétable au baron (plus tard duc) Anne de Montmorency (P. Anselme, VI, p. 22H), ni postérieure au 12 juin 1547, époque de la mort de Louise de Montmorency, sœur de celui-ci, veuve en secondes noces du maréchal Gaspard I de Coligny et mère des trois Chàtillon. (Delaborde, op. cil., I, p. 55.) Vraisemblablement elle doit être placée après la disgrâce du Connétable, soit entre i5qi et 1546.
veoir monsieur de la Roche' qui est à Mâcon, et en atandant que viendrés de deçà nous ne bougerons de ce pays.
Monseigneur, je me recommende très humblement à vostre bonne grâce, en pryant Dieu qu’il vous doint en santé pleine et très bonne et longue vye.
De Chantylly* ce dernier jour d’aoust.
Vostre très humble et très obéissant nepveu,
Le cardinal de Chastillon.
[Autographe], B. N., /. français, 2996, fo 140.
A ‘Monseigneur, Monsieur le Connétable.
Monseigneur il y a dix ou douze jours que monsieur le cardinal Rodolphy* se trouva mal d’une descente de caterre 4 qu’il le pressa tellement que l’on eust bien affayre à le saulver et, afin qu’il fust mieux secouru de tout ce qu’il aura besoing, il sortit le lendemain que son mal luy vint du conclave pour s’en aller en son logis là où il s'estoit guary, ainsi que ung
1. M. de La Rochepot, frère du destinataire (voy. p. 1, note 1).
2. Chantilly , chef-lieu de canton de l'arrondissement de Senlis (Oise). Le connétable de Montmorency y avait un superbe château, qui en 1632, à la mort de son petit-fils Henri, décapité à Toulouse pour avoir trempé dans la révolte du duc d’Orléans, frère de Louis XIII, passa au prince de Condé, beau-frère du défunt; il appartient aujourd’hui à M. le duc d’Aumale, qui l’a fait splendidement restaurer.
3 . Nicolas Ridolfi, fils de Pierre Ridolfi, citoyen de Florence, et de Contessina de Médicis, sœur du pape Léon X. Cardinal en 1517, il jouissait d’une telle réputation que, à la mort de Paul III, on le crut digne de succéder à ce pontife : mais il mourut pendant le conclave tenu à cet effet. (Moréri, Grand dictionnaire historique , art. Cardinaux et Ridolfi.) C’est cet évènement tragique qui est raconté ici en détail. La célèbre Catherine de Médicis était cousine issue de germain du cardinal Ridolfi.
4. Il faut lire catarrhe. Les anciens y voyaient un flux d’humeur qui de la tête tombait sur les membranes muqueuses. (Littré et Robin, Die tionnaire de médecine, de pharmacie et de chirurgie , art. Catarrhe.)
chacun pensoyt et espérions dans deulx jours qu’il deubt retourner en cedict conclave : Mais à ce soyr, environ une heure de nuict, après avoyr soupé fort à son ayse en devisant, il est mort souldenement estant assis en sa chayre sans que nul des siens s’en soyt peu aparcevoyr jusques à ce que l’on l’ayst veu mort; quy est une fort grand perte pour tout ce colliège, car il fault que vous penséz, monsieur, que c’estoit le cardinal de toute cette compagnie le mieulx garny de toutes vertus et perfections convenables à ung personage tel qu’il estoyt. Je ne vous diray point combien il estoyt seur et fidèle pour le Roy et tout ce quil luy touche : car vous le scavés il y a longtemps. Par quoy, monsieur, je vous puys asseurer que ceste mort est merveilleusement mal venu à propos, mesmes veü le lieu là où nous sommes pour la défaveur que ce sera à toute nostre part, de façon que j’ay grand peur que ce nous soyt ung fort maulvais présage.
Monsieur, il fault que je vous dye la façon de laquelle nous use monsieur le cardinal de Guyse* que je trouve fort estrange : Car il n’est point à croyre le peu de compte qu’il faict ordinèrement de tous nous aultres hors monsieur le cardinal de Ferrare*, de façon que tout ce conclave entièrement s’en mocque, disant que nous tous ne servons que de nombre. Et enquores,
1. Charles de Lorraine, fils puîné de Claude, premier duc de Guise, et frère du duc François, naquit à Joinville en i 525, fut nommé archevêque de Reims à ^quinze ans, cardinal à vingt, dirigea les finances et les affaires religieuses pendant le règne de François II, montra une rigueur sauvage à Tégard des Calvinistes, surtout après la conjuration d’Amboise (i56o), mais ne put naturaliser en France l’infâme tribunal de l’Inquisition si florissant en Espagne. Il représenta les catholiques au colloque de Poissy (i56i), parut au concile de Trente (i563) et trouva dans les guerres de religion une carrière ou il put déployer son intolérance et sa cruauté en même temps que les ressources d’une intelligence supérieure. Sa fin, peu après l’avènement d’Henri III, fut soupçonnée d’avoir été le résultat du poison. Il avait porté le titre de Cardinal de Guise jusqu’à la mort de son oncle Jean (voy. infrà p. 6 no 2 ), depuis lors il signa toujours Cardinal de Lorraine . (René de Bouille, Histoire des ducs de Guise , t. I et II, passim.J
2. Louis d’Est, fils cadet d’Alphonse I d’Est. duc de Ferrarc, et de la trop fameuse Lucrèce Borgia, né le 24 août 1509, vécut longtemps à la cour de France, fut nommé cardinal en i53ç, obtint successivement les
pour tous jours fayre congnoistre le peu d'estime qu'il faict de nous tous, quant il a voullu dépêcher le sieur Ville, il est allé en la chambre de monsieur le cardinal de Bourbon 1 , là où estoyt monsieur le cardinal de Lorraine 1 , et là avec monsieur le cardinal de Ferrare il a tenu ledict Ville longuement, luy faisant entendre ce que bon luy a semblé, sans fayre appeller ung de tous nous aultres, hors monsieur le cardinal de Vendosme 3 qu'il a faict venir sur la fin; dont je puys asseurer que toute ceste compagnie est fort indignée du déprisement qu'il a de nous. Quant à moy, Monsieur, il fault que je vous dye
évêchés de Milan, de Lyon et de Narbonne, gouverna le duché de Parme au nom des Français de 1552 à i 554, assista au colloque de Poissy et mourut en 1572 avec la réputation, commune d’ailleurs dans sa famille, de grand protecteur des lettres et des arts. (Moréri, art. Est.)
1. Louis de Bourbon, quatrième fils de François, comte de Vendôme, né à Ham le 2 janvier 1493, fut promu cardinal le 1er juillet i5i7 ; il était déjà évêque de Laon. Le premier, il posséda en commende l’abbave de Saint-Denis, devint archevêque de Sens vers la fin de 1 535, assista au conclave qui élut le pape Paul III et mourut le 11 mars 1 536. (P. Anselme, II, p. 114.)
2. Jean de Lorraine, second fils du duc de Lorraine René II et frère aîné de Claude, premier duc de Guise, né à Bar le 9 avril 1498, fut créé cardinal en 1 5 1 8 et archevêque de Reims en 1533. 11 remplit coup sur coup deux ambassades auprès de Charlcs-Quint. La première (avril 1 536) ne réussit pas; la seconde aboutit à la conclusion de la trêve de Nice (3i mai 1 538). Envoyé ensuite en Allemagne, il encourut bientôt la disgrâce de François 1er qu’alarmait la popularité toujours croissante de la maison de Guise. II vécut dès lors dans la retraite, dont il ne sortit plus que pour aller assister au conclave assemblé pour le remplacement de Paul III. Le nouveau roi Henri II avait porté son nom en tête de la liste des candidats par lui proposés au choix des cardinaux. Ce fut durant son retour de Rome qu’il acheva sa carrière, le 26 avril i55o. Sa nature généreuse jusqu’à la prodigalité, son esprit délié, son amour pour les arts et les lettres, furent malheureusement ternies par des mœurs plus que légères. (Bouille, op. cit ., I, p. 97, 101, 126, 129, 1 33, 210, 232.)
3. Charles de Bourbon, frère d’Antoine, roi de Navarre, et de Louis, prince de Condé, né à la Ferté-sous-Jouarre le 22 décembre i523, reçut le titre de cardinal le 9 janvier 1548, et devint successivement évêque de Nevers (i5jo), puis de Saintes (1544), enfin archevêque de Rouen (i55o). En i556, date de la mort de son oncle Louis (voy. supra, no 1), il quitta son titre de cardinal de Vendôme pour celui de cardinal de Bourbon. D’une intelligence médiocre, il joua durant les guerres de religion un véritable rôle de dupe, et, à la mort de Henri III, fut élu roi de France par le
vérité que je ne m’en puys contenter, me souvenant fort bien que, à l’élection du pape Paule 1 , ceulx qui pour lors manyoyent les affayres du feu Roy communiquoyent d’aventage avec les autres cardinaux que ne font ceulx-cy, mesmes aulx chouses quy ne touchent que le papat : Car du démènement des aultres affayres, il n’y a celluy quy s’en vousist entremetre sinon d’aultant qu’il congnoistroyt qu’il plairroyt au Roy qu’il s’en mellat. Mais de. nous dépriser tant en ce faict icy là où chacun y a aultant de voix que le plus grand seigneur, il est fort malaysé à suporter, et vous supply, Monsieur, me fayre tant de bien de que de m’en mander là-dessus vostre oppignion : Car, sy le Roy l’entend, je prendré pacience. Touteffoys, il me semble que, au partir, ledict seigneur nous tint ung langage qu’il sembloyt quy se confiât en nous plus qu’on ne nous le veult faire icy entendre. Et aussy, à dire la vérité, je ne puys croyre que ledict seigneur l’entende : Car l’on ne peust tenir sy secrettes icy les praticques que de tous endrois l’on ne les entende incontinent. Vous scavés, Monsieur, que en telles chouses il est bien aysé de contenter telles gens que sommes quy ne désirons aultre chouse que fayre service au Roy, comme povés pencer, sans faire congnoistre à tout ce colliège comme le Roy se fye en nous, quy est une deffaveur telle que au lieu d’en raporter faveur, il y aura de la mocquerie à la fin aussy bien pour eulx que pour nous.
Voyla, Monsieur, comme nous sommes traictés, et vous asseure que cella n’ayde point pour le faict de ceste ellection, de façon qu’il y a deulx cardinaux Italliens de nostre cousté, qui sont fort ébranllés pour nous laisser.
Monsieur, il vous plaira ne communiquer à guères de per-
parti de la Ligue. Il mourut le 9 mai 1590 à Fontenay-le-Comte (Vendée), prisonnier de son neveu Henri IV, dont il avait à son heure dernière solennellement reconnu les droits. Notons en passant qu’il avait succédé en 1571 au cardinal de Chàtillon comme évêque de Beauvais. (P. Anselme, I, p. 329.)
1. Paul III. Odet de Coligny avait assisté à l’élection (i3 octobre i53q) de ce pontife, qui mourut le 10 novembre 1549 et eut pour successeur Jules III (8 février i55o). (Moréri, art. Paul III.)
sonnes ceste lettre, et me mander comme il vous semble que je me doibs gouverner avec ce seigneur icy, qui est le plus estrange que je ne congneus de ma vie, comme j’espère qu’entendrés d’aultres que de moy.
Monsieur, je me recommende très humblement à vostre bonne grâce et pry Dieu qu’il vous doint en la sienne l’heureuse et longue vye que vous désire.
De Rome ce xxxi e janvier [i55o].
Votre très humble et très obéissant nepveu,
[Autographe], B. N.,/, français, 3 i 2 ô, fa» 33 et 34.
vr
fere desdicts meubles que poiîr la rétention d’iceulx et le croyre au surplus de ce qu’il vous dira de cest affere de ma part, vous asseurant que, comme je vous ay dict, l’occasion s’offrant, j'ay bonne espérance vous fere congnaistre que je me sens que m’avez faict en cest endroict; mais ce sera d’aussy bon cueur que je prye Dieu vous tenir en sa saincte et digne garde.
De Boulogne*, ce xxix e jour de may i55o.
Mais, que je vous voys, je vous diray comme toutes choses auront esté desportées.
(man. propr.) Le bien vostre
Le cardinal de Chastillon.
|Original], B. N../, français , 20*61, p. 39.
1. Pour les lettres VI, VII 1 -XII et XIV, voy. Introduction.
2. Boulogne-sur-Mer , chef-lieu d’arrondissement du département du Pas-de-Calais. Cette ville, tombée au pouvoir des Anglais, fut rendue à la France le 24 mars i 55 o à la suite de longues négociations que précipita la menace d’un siège. Les troupes françaises l’occupèrent le 25 avril, et le
A ‘Monsieur, Monsieur le mareschal de ‘Brissac \
Gouverneur et lieutenant-général pour le Roy en Piémont.
Monsieur, j’ay esté très aise d'entendre tousjours de voz bonnes nouvelles tant parla lettre que m'avez escripte du xi e de ce moys que par le rapport de monsieur de Bonnyvet* qui m'a asseuré que vous portez autant bien par delà qu'il est possible, et vous advise que je ne sçauroys avoir plus grant plaisir que d’estre souvent advertv que continuez en ccst estât et bonne disposition, ainsy que j'en ay l'espérance au plaisir de Dieu. Au demeurant je pense, monsieur, que vous aurez à la fin faict si bonne myne et monstre telle contenance que voz voysins se tiendront tout coy sans rien auser entreprendre ny en faire aulcun semblant, comme il est vraysemblable. Je vous prie, s'il survient de pardelà chose qui mérite, que m'en faciez tous-
i5 mai Henri II y fit son entrée solennelle. (Delaborde, op . c/7., I, p. 65 - 89 .) Il n’est pas étonnant que le cardinal de Châtillon, à son retour de Rome, ait gagné cette ville qui lui rappelait en même temps un triomphe national et la glorieuse part qu’y venaient de prendre ses deux frères. D’ailleurs, la cour s’y trouvant, c’était là qu’il devait aller rendre compte au Roi de sa conduite au récent conclave.
1 . Charles de Cossé, comte de Brissac, connu dans l’histoire sous le nom de maréchal de Brissac, naquit en i5or. Il fut nommé gouverneur du Piémont en i55o, après avoir remporté plusieurs succès sur les Impériaux et les Anglais. Il réorganisa l'armée, força Ferdinand de Gonzague à lever le siège de Parme, s’empara de Quiers, Verceil, Ivrée, tint victorieusement tête en plusieurs rencontres au duc d’Albe, devint gouverneur de Picardie en i55c>, contribua à la reprise du Havre sur les Anglais (i563) et mourut à Paris le 3i décembre i563. (P. Anselme, VII, p. 205.)
2 . François Gouffier, seigneur de Bonnivet, fils de l’amiral de Bonnivet et de Louise de Crèvecœur, sa seconde femme, se trouva à la bataille de Cérisoles ( 1544 ) et au ravitaillement de Thérouannc ( 1 553), et mourut colonel général de l’infanterie française en Piémont, en décembre i556, sans avoir été marié, d'une blessure reçue au siège d’Ulpian. (P. Anselme, V, p. 6i5.)
jours part, vous asseurant que de mon costé je ne fauldray aussy vous départir des nouvelles de deçà qui sont à présent à raccoustumé, faisant toute ceste compaignie fort bonne chère; et en cest endroit je me recommenderay humblement à vostre bonne grâce, priant Dieu vous donner, monsieur, ce que plus désirez.
De Bloys, ce xxn e de décembre i55o.
(man. propr.) Mon frère Chastillon 1 est arrivé en ceste compagnie depuys peu de jours quy se porte fort bien; il est vray qu'il y paret enquores de sa malladie. L'ambassadeur de l'Empereur n'est plus revenu depuys quy me faict croyre que son maistre est assez empêché allieurs sans s'amuser à sy peu de chouse de nostre cousté.
Vostre humble et meilleur cousin
Le cardinal de Chastillon.
[Original], B. N.,/, français, 20523, fo 2 .
porteur que mon frère Chastillon envoyé à la court pour vous advertir de m’cscrire par luy à son retour des nouvelles qui seront survenues depuis mon partement et de ce que je vous donnay en charge partant de là, vous advisant que je seray très aise d’en entendre le plus souvent que m'en pourrez mander et que je partz demain matin de ceste ville pour m'en aller coucher à Sainct Benoist*, et de là après y avoir esté quelques
1 . Gaspard de Coligny, frère puiné d’Odet; il était seigneur de Châtillon depuis que celui-ci avait embrassé l’état ecclésiastique; le 11 octobre 1 552, la charge d’amiral lui fut conférée. C’est lui qui fait l’objet du grand ouvrage précité de M. le comte Jules Dclaborde.
2 . Sainl-Benoil-sur-Loire , canton d’Ouzouer-sur-Loirc, arrondissement de Gien (Loiret), abbaye bénédictine fondée au commencement du vue siècle, possédée en commende par le cardinal de Chàtillon depuis le 20 octobre i55o. (Du Bouchet, Preuves de Vhistoirc de la maison de Coligny, p. 395.)
jours parfaire le reste de mon voyage. A tant je prieray le Créateur qu’il vous maintienne en sa saincte grâce.
D’Orléans, ce im e de mars i55o (i55i nouveau style).
( man . propr.) Mandés moy aussy ce quy aura estay dépesché de ce dont je vous avoys donné le mémoyre.
Le bien vostre
Le cardinal de Chastillon.
[Original], B. N.,/, français, 20461, p. 35.
une lettre que j’escriptz à monsieur le connestable, laquelle vous luy présenterez avec mes très humbles recommendations à sa bonne grâce. Vous baillerez aussi au bailly du palais une lettre que je luy escriptz et en solliciterez la responce pour me renvoyer incontinent ce porteur. Au demeurant, mandez moy ce que vous avez faict pour les expéditions que je vous ay faict laisser par messire 1 2 , tant pour moy que pour monsieur le
marquis de Nelle *, et vous souvenant que à la court
Les plus pressans sont iceulx Qui le plus souvent font miculx
leurs besongnes. A tant je feray fin en priant le Créateur vous donner sa saincte grâce.
De Chastillon, ce xif de mars i55o (i55i n. s .).
(man. propr.) que me mandés ung
de la compagnie, vous [u]ne lettre que j’escrips