‹ Correspondance de Béranger (volume 3)Chapitre 56 sur 141 · A MONSIEUR FERDINAND FRANÇOIS · texte numérisé non relu

A MONSIEUR FERDINAND FRANÇOIS

14 avril 1853.

Mon cher François, j'ai réussi auprès de MM. Pereire. Je n'ai demandé que 500 francs, pendant tout le temps (dix ans) de l'éducation des enfants^; ils m'ont été accordés avec empressement. J'ai de plus laissé comprendre que, s'il survenait quelques besoins imprévus, je recourrais encore aux bien intentionnés.

De plus, j'ai, aux mêmes conditions, 200 francs d'une

* Les enfants de madame Pauline Roland, dont M. Jean Reynaud était tuteur. En son absence, M. Ferdinand François, subrogé-tutem-, s'était adressé à Béranger pour subvenir à l'éducation des orphelins dont le sort lui était confié.

autre personne, dont je suis sûr comme de moi, si ce n'est qu'elle est beaucoup moins près que moi de sa fin, et par conséquent dans le cas de tenir plus longtemps ses promesses.

Je compte encore sur une souscription d'une cinquantaine de francs, et vous pouvez ajouter la même somme pour mon compte particulier.

D'après ce qui a été dit, MM. Pereire remettront leur cotisation à M. Lemonnier, qui, si je ne me trompe, avait déjà parlé de cette souscription à M. Isaac. J'ai aussi parlé de madame Lemonnier pour la direction à donner à l'éducation de la jeune fille. Voici, mon cher ami, le résultat de mes démarches. Y a-t-il quelque diose encore à faire qui soit de mon ressort?

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