‹ Correspondance de Béranger (volume 3)Chapitre 75 sur 141 · A MONSIEUR ANTIER · texte numérisé non relu

A MONSIEUR ANTIER

Paris, 27 janvier 1854.

Mon cher Antier, je viens de voir Rostan, qui quittait Lamennais. Ce n'est point une goutte remontée, mais bien une fluxion de poitrine. Rostan a changé la médication, et il en résulte du mieux. Toutefois, il désirerait que Blaize fût ici. Lamennais a bien appelé M. Benoît^; mais, comme

* M. A. Barbet avait été appelé par Lamennais, en même temps que M. Benoît-Charapy. Ce fut lui qui pria Béranger d'écrire cette lettre pour M. Blaize, que Lamennais ne voyait plus, à cause de certaines divergences d'opinions politiques. Béranger, qui n'aimait pas chez Lamennais cette puissance du retranchement des affections et son inexorable ténacité à ne pas oublier ce qui lui avait, à tort ou à raison, déplu, voyait avec peine que son neveu dévoué, et, au fond du cœur, chéri encore sans doute, ne fût pas auprès de lui à sa dernière heure. M. Blaize, qui était à la campagne, au reçu de la Itttre écrite par Béranger, se mit en route et arriva le 50 janvier à Paris, où il eut à approuver tout ce qu'avait fait M. Auguste Barbet.

Voici les deux pièces que, dès le 16 janvier, en se mettant au lit, Lamennais avait écrites :

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