I. — A M"" DE Beringhen
A Germigny, i*' oct. 1691.
Je me réjouis, Madame, de voir approcher le temps que je destine à me donner la joie de vous voir. Je ne puis encore le marquer précisément.
Vous pouvez faire entrer les dames dont vous me parlez dans votre lettre, et sortir quand vous le jugerez nécessaire, pour visiter votre métairie.
Au reste, j'ai reçu la lettre oii vous me parlez de Mme de Pont et de Mme de Menou \ Le reste, s'il y était, avait échappé à ma mémoire, et j'en avais perdu le souvenir.
J'ai déclaré dans le synode que les pouvoirs que j'avais donnés verbalement subsisteraient ; ainsi le P. Vincent peut confesser, et tous les autres aussi. Je n'ai non plus aucun dessein de les révoquer,
Lettre i. — L. a, s. Inédite. Communiquée par M. Lemasle, libraire à Paris.
I. Mme de Pont, Toirt. V, p. 878; Mme de Menou, t. IV, p. 381 et 28a; t. VII, p. 43.
ri GORRESPOND.VNGE [oct. 1691
mais seulement que tout soit écrit, pour éviter les inconvénients qui arrivent faute de cela.
Vous aurez apparemment quelque chose à nous dire de Jouarre, maintenant que vous avez vu Madame ^Abbesse^ Je voudrais bien, en vérité, qu'elle prit un peu de l'esprit de ses voisines', et qu'elle voulût se souvenir que sainte Teutecliilde était fille* de sainte Fare. Mais ce sera une des matières de nos entretiens.
J. Bénigne, é. de Meaux.
Mme de Farem.
J'avais donné la lettre à M. le curé de Maupertuis^ Mais xMme d'Armainvilliers, que je salue de tout mon cœur, nous a mandé qu'on ne lui conseillait pas de quitter son troupeau, et j'approuve fort cet avis.
a. Mme de Lorraine, avec qui Bossuet était en différend.