‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 44 sur 308 · Bausset : s'empêcher · texte numérisé non relu

Bausset : s'empêcher

2^- Bausset : transgressât.

20. Constamment, certainement. « On peut dire constamment des jésuites que ce défaut est plus commun parmi eux que dans aucun corps » (Racine, Port-Royal, Grands écrivains, t. IV, p. 455). On dit encore aujourd'hui : Il est constant, pour : Il est certain.

26. Bausset : et du sens de ces paroles : Sanctos invocandos esse et je ne crois pas

Lettre 322. — L. a. s. Bibl. Laurenziana. — Publiée par M. Guillaume et par M. Verlaque, en 1877 (Voir t. I, p. 208).

1. Le P. Charles de La Rue, né à Paris le 2 août i643, était fils

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et je m'emploierai volontiers à ce que vous souhaitez de moi pour lui2. M. le duc de Montausier m'en

unique de Sébastien de La Rue, marchand, et de Marie Poncher. Après de brillantes études au collège de Clermont, il entra dans la Compagnie de Jésus dès le 7 septembre i65p,, fit ses premiers vœux au mois de septembre 1661, et sa profession le 2 février 1677. Il se lia de bonne heure avec Huet (Commentarius, p. 35o et 366) et avec Corneille. Il enseigna les humanités, prêcha en province et à Paris, cultiva la poésie latine et l'art dramatique. Lorsque Bourdaloue fut mort, le P. de La Rue fut considéré comme son successeur au confessionnal et dans la chaire ; il fut même donné pour confesseur à la duchesse de Bourgogne, mais cette princesse, qui n'aimait pas les Jésuites, demanda à l'heure de la mort un autre ecclésiastique, et le P. de La Rue, « en homme de bien », dit Saint-Simon, s'y prêta volontiers. Il fut l'ami de Bossuet, dont il prêcha l'oraison funèbre (Cf. Ledieu, Journal, t. III, p. i35). Il mourut à Paris le 27 mai 1725. Il a publié ses poésies, Carminum libri IV, Paris, 1668 ; le Virgile ad usum Delphini, Paris, 1675, in-4 ; etc. Si l'on en croit Legendre, les sermons imprimés du P. de La Rue ne soutinrent pas la réputation qu'il s'était acquise par son éloquence, et furent une déception pour ses admirateurs (Sur le P. de La Rue, voir l'abbé de Tilladet, Dissertations sur divers sujets de religion et de philologie, Paris, 171 2, 2 vol. in-12, t. I, dissertation m, qu'il faut rapprocher de Huet, Commentarius, p. 35o, 35 1 ; Hurel, les Orateurs sacrés à la cour de Louis XIV, Paris, 1872, 2 vol. in-18, t. II, p. 157-185 ; le P. Sommervogel, Bibliothèque de la Compagnie de Jésus, t. VII, col. 291-807 ; le P. Lauras, Bourdaloue, Paris, 1881, t. II, p. 566; H. Chérot, Autour de Bossuet, Paris, 1901, in-8, p. 29 et suiv. ; et Lettre inédite de Bourdaloue au cardinal de Bouillon, Paris, 1899, in-8, p. 5o ; E. Griselle, Bourdaloue; Histoire critique de sa prédication, Paris, 1901, t. II, p. 969, et t. II, p. 61).

2. Déjà Huet, en 1681, était intervenu dans une discussion qui s'était élevée entre Élie Benoît, ministre protestant à Alençon, et le P. de La Rue, qui prêchait alors dans cette ville (Huet, Commentarius, p. 35o). Nous ignorons quel nouveau service l'abbé d'Aulnay voulait rendre au jésuite. Peut-être voulait-il le faire retenir pour prêcher à la Cour; et, en effet, le P. de La Rue prêcha pour la première fois devant le Roi, à Fontainebleau, en 1687, à la station de I'Avent.

En i685, il se trouvait l'occasion d'un procès pendant depuis plusieurs années, où les Jésuites furent amenés à faire au Parlement une déclaration solennelle touchant leurs vœux. Son père, Sébastien de La Rue avait fait de mauvaises affaires et avait même été emprisonné

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écrit3, comme vous me l'aviez marqué par votre lettre du 7*. Comme je dois être à Paris incontinent après la Quasimodo5, je crois qu'il serait à propos que j'entendisse le P. de La Rue6. Alors ma recommandation, fondée sur la connaissance, sera plus forte, et, d'ailleurs, le témoignage de vive voix fera plus que la négociation par lettres. Que si vous jugez qu'il y ait péril dans le retardement, j'écrirai dès le lendemain que j'aurai votre réponse.

Je vous prie de vouloir bien m'indiquer vousmême ces personnes intelligentes et de probité par qui je puisse faire examiner l'affaire du prieur de Colombelle7.

pour dettes en 1 6^6 ; après avoir demandé des ressources au « billonnage », c'est-à-dire à des pratiques criminelles sur les monnaies, il avait été enfin réduit pour vivre à régler des papiers de musique, et sa femme avait obtenu contre lui une sentence de séparation de biens (12 octobre 1647). Quelques années après, l'oncle maternel de Marie Poncher, Claude Le Clerc, marchand épicier, voulant, par son testament du 21 juillet i653, assurer l'avenir de sa sœur Xainte Le Clerc et de la fille de celle-ci, leur légua, en les grevant de substitution au profit de Charles de La Rue, deux maisons sises à Paris. Mais le 12 février i665, Xainte Le Clerc et Marie Poncher, aïeule et mère de Charles de La Rue, donnèrent ces deux maisons aux Jésuites, à condition que cette donation serait nulle dans le cas où Charles de La Rue serait congédié par la Compagnie. Plus tard, les héritiers de Mme de La Rue intentèrent aux Jésuites un procès tendant à l'annulation de cette libéralité, mais ils furent déboutés par un arrêt du Ier février 1686 (Voir à la Bibliothèque Nationale les factums, f° Fm 2i38 et 2i3g; 4° Fm 16121 à 128, et le recueil Thoisy 3i4, in-4, f° 168 et suiv.).

3. Celte lettre de M. de Montausier ne nous a pas été conservée.

4. Nous n'avons plus cette lettre du 7 avril adressée par Huet à Bossuet.

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