‹ Correspondance de Bossuet (volume 3)Chapitre 87 sur 308 · Révoquer, rappeler · texte numérisé non relu

Révoquer, rappeler

11. Le Général des Jésuites était, depuis le 5 juillet 1682, le P. Ch. de Noyelles, né à Bruxelles le 27 août i6i5. Il mourut à Rome le 12 décembre 1686.

12. Sur Nerli, voir lettre du 5 mars 1673, t. I, p. 276. Le cardinal François II Nerli avait en effet résigné, en i683, l'archevêché de Florence, où il avait succédé à son oncle le cardinal François 1 Nerli, en 1670. Il fut nommé à l'évêché d'Assise le Ier octobre i685.

i3. Mabillon et Michel Germain, son compagnon de voyage, quittèrent Rome le i5 octobre pour se rendre à Xaples et de là, le i3 novembre, à la célèbre abbaye bénédictine du Mont-Cassin (Valéry, Correspondance inédite de Mabillon et de Montfaucon avec l'Italie, Paris, 18A6, in-8, t. I, p. i46 et [65).

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mois de novembre, si bien que nous serons obligés de passer ici une partie de l'hiver. En quelque endroit que nous soyons, je serai toujours, aussi bien que Dom Michel, avec un profond respect, Monseigneur, votre bien humble et très obéissant serviteur.

Fr. Jean Mabillon. M. B.

A Rome, le 9 octobre i685.

35 1 . — A Pierre de Vrillac.

Autant que j'eus de joie quand M. le Bailli de La

Lettre 351. — Cette lettre, dans les éditions, est intitulée : A un de ses diocésains réfugié en Hollande. Elle parut d'abord dans un livre d'origine protestante, la Séduction éludée ou lettres de M. l'évêque de Meaux à un de ses diocésains qui s'est sauvé de la persécution, avec les réponses qui y ont été faites. A Berne, en Suisse, 1686, in-12 (Bibl. Nationale, D2 4332). On la retrouve dans les Mémoires de Jean Rou, publiés par M. Fr. Waddington, Paris, 1857, 2 vol. in~8, t. I, p. 222 et suivantes. Dès le mois de novembre 1686, l'Histoire abrégée des Etats de l'Europe imprima le nom du destinataire, M. de Vrillac. Mais les différents écrivains qui ont raconté les relations de Bossuet avec ce personnage ne se sont pas gardés de toute inexactitude. Nous contrôlons leurs affirmations et les corrigeons au besoin, surtout d'après les registres tant catholiques que protestants de l'état civil de La Ferté-sous-Jouarre. Jean Rou nous apprenant que le correspondant de Bossuet avait été bailli de La Ferté, nous pouvons donc affirmer que nous avons affaire à Pierre de Vrillac, et non, comme l'a écrit M. Douen, à son frère Jacques, sieur de Biard, qui habita aussi La Ferté, mais ne fut point bailli de cette ville.

Pierre et Jacques de Vrillac étaient petits-fils d'un procureur au Parlement de Paris, et fils de Pierre de Vrillac, sieur de Morsain ou Morsan, avocat, qui avait abjuré la religion catholique en 1621 et avait donné les motifs de ce changement dans une Epître envoyée au Sc de Vrillac, son père, sur le sujet de sa conversion. Sedan, 1621, in-8 (Haag). Ce Pierre I de Vrillac était, en i634 ou i635, devenu bailli de La Ferté-au-Col et Chamigny, pour Nompar de Caumont La Force, seigneur de ces deux localités. Il mourut le 10 mars 1680, à quatre-vingt-un ans. De sa première femme, Jacqueline La Roque

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Ferté1, votre parent, me vint dire de votre part que vous vouliez rentrer dans l'Eglise, autant2 fus-je surpris et affligé quand j'appris qu'au lieu d'exécuter ce

ou de Roques, il avait eu trois enfants : Pierre II, Jacques et Charlotte de Vrillac.

On a souvent confondu ces Vrillac de La Ferté-sous-Jouarre avec d'autres Vrillac, Vrilhac ou Verilhac, qui ne leur étaient point parents (Cf. F. Ravaisson, Archives de la Bastille, t. IX, p. 180, 182, 187, et Fr. Funck-Brentano, les Lettres de cachet, Paris, igo3, in-fol., nos i358 et 1599).

1. Ce bailli était Louis Nacquart. Pierre II de Vrillac avait succédé à son père dans les fonctions de bailli, en i665. Turenne était alors seigneur de La Ferté, depuis qu'il avait épousé, en i653, Charlotte de Caumant La Force. Pierre II de Vrillac avait reçu sa charge de son père à l'occasion de son mariage, dont le contrat nous a été communiqué par M. G. Darney ; il la conserva jusqu'en 1680. Cette année-là, un arrêt du Parlement, du 1 1 janvier, défendit « à tous seigneurs ayant justice d'établir sur leurs terres aucuns officiers de la R. P. R. », et un autre arrêt, du 23 août, ordonna la destitution des officiers des justices subalternes faisant profession de cette religion (Recueil des édits, déclarations et arrêts rendus au sujet des gens de la Religion prétendue réformée, Paris, 17 1 4, in-12, p. !\"\ et 58). Pierre de Vrillac fut alors remplacé par Louis Nacquart, sieur de Chammartin, qui resta en charge jusqu'à ce qu'il mourût, le 5 septembre 1708, à l'âge de cinquante-quatre ans. M. O. Douen assure que le parent de Vrillac (il n'était parent que par alliance) avait abjuré le protestantisme pour prendre sa place ; c'est là une conjecture appuyée, il est vrai, du témoignage de J. Rou, mais qui ne nous parait pas justifiée. L. Nacquart rit preuve de sa noblesse et y fut maintenu par Phelypeaux, intendant de Paris. Il avait épousé Marie Boileau, fille (?) de Louis Boileau, procureur du Roi à La Fère-en-Tardenois, qui mourut le 17 février 1706, à quarante-cinq ans et qui était nièce et unique héritière de Jeanne Jacob, seconde femme de Pierre de Vrillac. De ce mariage naquirent de nombreux enfants, entre autres Louis Nacquart, qui, dans l'acte de décès de son père, est qualifie de bachelier en théologie ; mais il dut quitter l'état ecclésiastique pour devenir, après son père, bailli de La Ferté.

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