‹ Correspondance de BossuetChapitre 148 sur 192 · I. Voir t. VIII, p · texte numérisé non relu

I. Voir t. VIII, p

Je suis bien aise qu'enfin votre parti soit pris pour venir droit à Paris.

Vous n'aurez point par cet ordinaire la lettre de Mme la duchesse de Bourgogne-^. La lettre ne sera que demain ou après entre mes mains. Elle partira par l'ordinaire de lundi.

Adieu, mon cher Frère. Je ne laisse pas d'être en peine que M. Madot ne soit pas arrivé. Son frère en est aussi inquiet; je le rassure de mon mieux.

120° Antoine de Noailles à VAbbé Bossuet.

Le 6 juillet 1699.

Il y a quelque temps que je ne vous ai écrit, Monsieur, parce que je vous croyais en chemin ; mais apprenant, par votre lettre du 16, que vous étiez encore à Rome, je ne veux pas manquer à vous remercier de votre soin à me mander ce qui se passe où vous êtes.

Je comptais bien qu'on serait un peu fâché de ce que notre procès-verbal porte de favorable à l'épiscopat ; mais j'espère que les réflexions apaiseront les premiers mouvements de chagrin. On verra, par les autres procès-verbaux*, que nous avons été bien modérés ; et on trouvera qu'en toute occasion semblable, les évêques en ont usé de même, surtout ceux de France. Notre conscience et notre honneur ne nous permettaient pas de faire autrement.

Je compte que vous aurez eu M. de Monaco peu de jours après la date de votre lettre, et qu'ainsi vous êtes présentement en marche. Je vous souhaite un heureux voyage et une prompte arrivée en ce pays. Je me fais par avance un grand plaisir de vous y entretenir de vos peines et de vos exploits, et de vous assurer de vive voix. Monsieur, que je suis à vous avec les sentiments que vous méritez.

2. L'abbé avait demandé une lettre de recommandation, qu'il voulait, en repassant par Turin, remettre au duc et à la duchesse de Savoie (tome XI, p. 829).

120" — I. Les procès-verbaux des autres assemblées provinciales.

12 1" Le P. Roslet à CAbbé Bossuet.

Rome, 1 1« juillet 99.

Le billet que vous m'avez écrit, Monsieur, la veille de votre départ de Florence, m'a fait un plaisir très sensible, parce que j'étais en peine de votre santé, vous sachant en chemin au milieu d'un été que nous trouvons fort brûlant. Il est vrai que plus vous vous rapprocherez du Septentrion, moins vous souffrirez du soleil.

Ce que vous m'avez écrit de M. Madot a fait de la peine à ceux qui ne lui veulent pas tant de bien que vous lui en avez procuré'. INos amis s'en réjouissent, et tous avouent que vous méritez d'être servi. M. Giori vient de me dire qu'il voulait vous faire compliment là-dessus. Vous recevrez apparemment sa letlre aussi tôt que celle-ci.

M. le prince de Monaco m'a fait un fort bon accueil et m'a même écrit un billet très honnête pour quelque affaire. Il vit bien avec son prédécesseur 2, qui lui a cédé son palais jusqu'au mois de novembre^, s'élant seulement réservé un appartement pour s'y reposer tous les jeudis. Quelquesuns disent qu'il y couchera deux jours de chaque semaine, ce qui n'est pas vraisemblable, car il ne craint pas moins qu'un autre la mulat'ione del aeria.

Je félicite aujourd'hui M. Madot, qui m'avaitécrit la veille de votre arrivée à Florence et m'avait bien dit que M. le Grand duc vous attendait pour s'expliquer de ce qu'il avait l'intention de faire en sa faveur.

Il n'y a rien de nouveau à Rome. Les affaires de MM. de Montgaillard et Charmot vont lentement.

J'ai reçu depuis votre départ des exemplaires imprimés

i21'> — L. a. s. Collection E. Levesque. Inédite en très grande partie.

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