‹ Correspondance de Bossuet. Nouv. éd. augm. de lettres inédites et publiée avec des notes et des appendices sous le patronage de l'Académie française (volume 2)Chapitre 133 sur 211 · Au Grand duc de Toscane · texte numérisé non relu

Au Grand duc de Toscane

Monseigneur,

On ne saurait contenter la piété de V. A. S., qui,

après avoir honoré la relique de saint Fiacre*, notre

protecteur et notre patron, en veut recueillir la plus

riche et la plus précieuse, recueillie dans l'oflice de

4. Dom Armand François Gervalse, second successeur de l'abbi^ de Ranci^, mentionné au t. VII, p. 3o6 et 807.

5. Instruction sur les états d'oraison, deuxième t^diiion, achevée le a5 mai 1697. Il y en a eu deux tirages : les exemplaires du second contiennent la lettre de Bossuel au Pape avec le bref en réponse, qui m:iii(|uent h ceux du premier tirage.

6. Celte addition va de la page 472 à la page 5o4 ; Bossuet y a joint en outre les actes de la condamnation des quiélistes, p. i-cxx. Elle a été aussi publiée séparément sous ce titre : Additions et corrections à ilnsiniclion sur les états d'oraison, seconde édition, avec la lettre de l'auteur à Notre saint Père le Pape et le bref de Sa Sainteté en réponse. Pour servir de supplément à la première édition, in-8.

Lettre 49. — L. a, s. Inédite. Archives d'Etat, à Florence, Archivio Mcdiceo, t. .'{gi3. — i. Sur la demande et l'euToi de cette relique, voir I. VII, p. a56, 257 et âaS. La relique Fut remise l'i l'envoyé du Grand duc le 31 janvier i6g6.

juin 1698] DE BOSSUET. 819

ce saint ^, qu'on m'a dit qu'elle souhaitait. Je l'ai remise entre les mains de M. le Marquis Salviati, envoyé de V. A. S., et en même temps, Monseigneur, je fais mes très humbles remerciements à V. A. S. de l'honneur qu'elle me fait de se réjouir de la grâce que j'ai reçue de S. M. par la place dont elle m'a honoré dans son conseiP. Elle m'a fait. Monseigneur, une plus grande grâce en me gratifiant de la première charge ecclésiastique dans la maison de Madame la duchesse de Bourgogne ^. Je ne saurais assez remercier V. A. S. des bontés qu'elle me témoigne. Elle sera toujours la bienfaisante protectrice de tous les gens de lettre, et je ne puis aussi marquer assez de reconnaissance à votre générosité naturelle, ni me dire avec un plus profond respect, Monseigneur, de V. S. A. le très humble et très obéissant serviteur.

J. Bénigne, é. de Meaux.

A Versailles, 11 novembre 1697.

5o. — Nicolas Charmot a Bossuet.

Rome, le 10 juin 1698.

Monseigneur, Je n'oserais pas me donner l'honneur d'écrire à Votre

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